Étiquette : Camus
L'homme révolté, version simplifiée
- Vouloir tout casser. C’est le nihilisme.
- Vouloir tout créer. C’est à dire une société digne de l’homme tel qu’il doit être. « Je me révolte, donc nous sommes« .
L’homme révolté de Camus : « je me révolte, donc nous sommes ».
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Révolte = tout casser (Nihilisme)
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Révolte = tout améliorer
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Totalité (totalitarisme)
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Unité (principe propre à tous les Hommes / recherche d’un ordre dans le désordre / l’art)
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Absolu (désir d’)
conduit à l’animalité |
Homme = ce qui est « entre » absolu (esprit pur) et animal. D’où mesure (sens de la mesure) / il n’existe pas de principe absolu – l’homme cherche en permanence à établir une cohérence dans un monde en mouvement chaotique. Pour cela il doit identifier / fixer des limites.
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Histoire. Et histoire qui a une direction et qui finit.
Résultat : pouvoir réactionnaire et conservateur (oligarchie) |
Présent. L’histoire n’a pas de sens. Elle n’est qu’une succession de présents. Et elle ne finit pas.
Chaque présent est une renaissance. L’homme recrée, sans arrêt, la société (il a son sort entre les mains). Il lui donne une signification, un « sens » (à ne pas confondre avec « direction »). Résultat : démocratie. Hommes égaux car partagent un principe commun : « l’humanité ». |
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Le haut pense pour le bas, ses lois s’imposent à tous (totalitarisme)
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La pensée vient d’en bas, elle gagne la société en partant d’un groupe.
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La théorie / l’utopie coupée de la réalité
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L’action. L’homme plonge la tête la première au milieu des éléments. C’est de l’action qu’émerge l’illumination, la découverte que ce qui paraissait chaotique cachait un ordre / un sens.
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Philosophie allemande
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Philosophie grecque
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Quête de sens : moteur de l'humanité ?
La fin justifie les moyens ? Cela est possible. Mais qui justifie la fin ? À cette question, que la pensée historique laisse pendante, la révolte répond : les moyens.
Bien que Camus réfute les religions parce que « on n’y trouve aucune problématique réelle, toutes les réponses étant données en une fois », et qu’il n’accorde aucune importance à l’avenir : « il n’y a pas de lendemain », sa révolte n’en est pas pour autant amorale. « La solidarité des hommes se fonde sur le mouvement de révolte et celui-ci, à son tour, ne trouve de justification que dans cette complicité ». Tout n’est pas permis dans la révolte, la pensée de Camus est humaniste, les hommes se révoltent contre la mort, contre l’injustice et tentent de « se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin ».
L’homme, parce qu’il a une « raison », veut un monde qui ait du « sens », c’est-à-dire qui obéisse à des lois explicites. Il arrive effectivement, périodiquement, à construire « une bulle de sens ». Tout ou presque devient prévisible. Mais les événements évoluent (la bulle consomme ce qui lui permettait de fonctionner, les agents pathogènes, qu’on croyait éliminés, s’adaptent à nos traitements…), les parois se fendillent, l’absurde y pénètre sous la forme de guerres, d’épidémies… Et surtout de la folie suicidaire qui consiste à détruire le sens même de la vie, selon Camus : la solidarité entre hommes (autrement dit, le principe de la définition actuelle du libéralisme). Et tout est à recommencer.
Cette « bulle de sens », création collective, est une « oeuvre d’art« . Elle n’est pas le fruit de la raison individuelle. Mais d’une sorte de coup de génie collectif. Et surtout, elle « marche », c’est-à-dire 1) que le monde redevient prévisible, la bulle et son environnement semblent en accord et 2) que chaque homme y est heureux, mais heureux pour des raisons « esthétiques », il trouve à l’édifice quelque chose de « beau », plutôt que fonctionnel.
(Mon idée de la « bulle de sens » est le monde des Trente glorieuses et son esthétique du progrès technologique. Quant au processus de changement qui se produit à la dislocation de la bulle, il pourrait être celui décrit dans un autre billet. La société, être collectif, apprend, sans faire appel à notre raison, des chocs qu’elle subit en aveugle. Si elle parvient à trouver une configuration dans laquelle elle ne prend plus de chocs, le changement cesse.)
Qui suis-je ?
Le pape et la liberté de parole
Fait exceptionnel, j’ai suivi l’élection du pape. Un mail du FT m’avait alerté. J’ai voulu savoir qui il était. J’ai trouvé wikipedia bien renseigné. Au moins aussi bon que les journaux. Du coup, je me suis dit que ce blog pourrait peut-être appliquer à François le traitement qu’ont subi Obama ou Sarkozy : qui est le pape ? Version 0 des hypothèses. Il ne serait ni de gauche bien pensante, ni de droite possédante. Il aurait conservé les racines de ses origines. Un peu comme Camus, dans un autre camp ?
Depardieu ou la révolte d’un être humain ?
Le gouvernement semble avoir cru qu’il ferait de Depardieu un bouc émissaire commode. A-t-il oublié que la France est spontanément du côté de l’opprimé, contre le pouvoir ?
Albert Camus
Albert Camus n’était pas celui que je croyais.
Sartre contre Camus
J’entendais l’autre jour dire que Sartre aurait excommunié Camus, par ce que celui-ci aurait déclaré « entre la justice et ma mère, je préfère ma mère ». (La citation paraît discutée)



