Je deviens un spécialiste du détective anglais d’après guerre. BBC 4 extra rediffuse des enregistrements du feuilleton radiophonique Paul Temple.
Paul Temple, « the suave sleuth », est un auteur à succès de livres policiers. Il est riche. Il vit dans la haute société. A ses heures perdues il est enquêteur. Comme souvent en Angleterre, c’est un esprit supérieur, qui a réponse à tout. Lorsqu’il intervient, il dirige Scotland Yard.
Sa particularité est de faire équipe avec son épouse la « glamorous » Steve. (J’ai appris, grâce à wikipedia, que c’est un pseudonyme, et que l’actrice qui joue ce rôle avait un physique à faire de la radio.) Ses différentes aventures sont bâties sur un schéma prévisible. Tous les deux traversent un nombre invraisemblable d’attentats, à tel point qu’ils ne font plus attention aux balles qui traversent leur pare-brise, avec, généralement, au moins une tentative de noyade. Finalement, tous les suspects se retrouvent dans une salle. Mais le premier coupable n’est généralement pas le seul ou le bon. Il y a un rebondissement de dernière minute. Avant explication finale et note d’humour.
C’est à la fois très anglais et très international : les héros de mon enfance ressemblaient à Paul Temple. Ils étaient des surhommes. Sa particularité est sa femme. Non seulement l’un ne va jamais sans l’autre, mais, seule, elle peut très bien se débarrasser des pires malfrats, et même les noyer. Bien sûr, le feuilleton reflète les « préjugés du temps » : alors que son mari est la rationalité même, elle est toute intuition. Mais les deux sont complémentaires. Et je soupçonne que l’intuition va revenir à la mode !