Cela démarre bien, et finit platement, en roman ordinaire. Années 60, monde d’Andy Warhol. Art business, argent, défonce, sexe, harcèlement, dépression, mort…
L’intérêt : l’étude anthropologique d’une contre culture qui a submergé le monde. Or, elle n’a rien de « contre ». Non seulement elle est culture de gosses de riches, mais les hommes d’affaires la suivent de près. C’est des marges que sortent les bulles spéculatives.
On y apprend aussi que le père de Warhol et de l’art contemporain, c’est Marcel Duchamp. Il voulait être Picasso. (Il a d’ailleurs eu sa période cubiste.) Mais il n’avait aucun talent. Alors, il a dynamité l’art. C’est pourquoi il plaît autant à la nouvelle génération. L’art contemporain : un cri de révolte contre le talent, de gens qui en manquent ? Mais, le marché n’enrichit pas le talent, mais ceux dans lesquels il se reconnaît ?
(Et, un livre tout en professionnalisme américain. C’est bien écrit, c’est habilement construit, c’est intello – cela reprend la trame de Gatsby le magnifique… Mais ça manque de souffle et de génie.)