En regardant l’évolution du mot « dolent », je me demandais comment parvenir à le comprendre. Son sens dépend de l’époque à laquelle il a été utilisé. Il n’est pas évident de le déduire de son contexte.
C’est aussi un problème que je rencontre avec les textes anciens. Leurs mots sont souvent de « faux amis », leur sens a changé radicalement.
Il en est d’ailleurs de même de l’anglais moderne. Je me rends compte que je ne parviens pas à comprendre une certaine forme d’américain idiomatique, par exemple celui des tracts politiques. La langue, en particulier dans ce cas, semble essentiellement une création orale, en changement permanent.
Comment l’intelligence artificielle peut-elle se tirer d’affaires dans ce cas ? Elle devra apprendre à nous comprendre, ce qu’elle fait encore mal, pour transformer nos paroles en mots, afin de pouvoir les soumettre à ses mystérieuses procédures ? Ordinateurs toujours plus gigantesques, toujours plus de centrales nucléaires ?
Renonçons à l’illusion de l’élimination de l’homme ?