Le ridicule tue ?

Fidèle à ses habitudes, M.Trump fait trembler le monde, en particulier ceux qui devraient être ses alliés. Vu le précédent nord coréen, qui devait lui valoir le prix Nobel de la paix, on peut douter qu’il en ressorte quoi que ce soit de durable.

Europe left reeling by Trump’s announcement of US-Russia peace talks over Ukraine
European officials fear they will have to bear the cost of postwar security and reconstruction as they reel from being cut out of US-Russia peace negotiations on Ukraine.

Financial Times, 13 février

Le monde est aux mains d’un agent immobilier !

Espérons que l’Europe se montre à la hauteur de l’agression, et qu’elle lui serve désormais de leçon ?

Un train peut en cacher un autre

Et si la Chine entrait en guerre ?

China’s war games near Taiwan could be used to conceal attack, US says
Pentagon’s Indo-Pacific chief says American military must step up preparations for conflict in region
Financial Times 13 février 2025

(M.Trump ayant décidé d’abandonner l’Ukraine, cela va-t-il être une encouragement à la Chine ?)

En tous cas, il se pourrait que les prochaines années soient une rien chaotiques… Un homme averti…

Whinging poms

Le gouvernement anglais donne un spectacle lamentable.

Son principal souci est de plaire à M.Trump. Il cherche à devancer ses désirs. Il rappelle la « relation spéciale » qu’a l’Angleterre avec les USA… Surtout qu’on ne le punisse pas !

Apparemment, sa côte de popularité s’est effondrée si vite que cela gêne le parti conservateur : il ne peut pas le critiquer, sans qu’on lui rappelle son récent bilan. Cela fait le jeu de l’extrême droite. Quoique M.Musk se soit fâché avec son dirigeant.

Défaite de la raison

La France dépense plus qu’elle ne gagne. Elle a des ressources qu’elle n’exploite pas. La créativité de ses pme et de ses territoires. C’est ce qui manque. Il y a tout pour le prouver.

Que faire ? L’idée est évidente. Expliquer aux élus et aux entreprises que leur territoire a un potentiel économique latent. Que l’exploiter résoudra leurs problèmes et par-dessus le marché ceux de la nation. Pour cela il faut une initiative collective d’entreprises locales.

Mais tout cela tombe dans l’oreille de sourds ! Pour l’élu, économie signifie artisan et commerçant pas pme. Pour la pme rentabilité et croissance ne sont pas français. Et les relations entre entreprises ne sont pas amicales. Quand à considérer l’intérêt de la nation ou même le danger qui nous menace…

Irrationalité à l’état brut !

Mais surprise ! Il y a énormément de programmes de coopération entre entreprises. Seulement ce sont des programmes sans but lucratif. Pourquoi ? Je soupçonne que la pme n’est pas intéressée par l’économie, par le capitalisme ; elle a absorbé les préjugés de la société et contrairement aux citoyens elle se passionne pour la transition climatique.

Mais du coup, il y a un espoir ! Car ce faisant elle est en train de vaincre le mal français : l’isolement de l’entreprise ! On peut espérer qu’il y ait ici le terrain favorable à des projets beaucoup plus ambitieux. Surtout si la crise frappe et que le dirigeant prend conscience qu’il ne pourra s’en tirer s’il ne joint pas ses forces à celles d’autres entrepreneurs.

Quand a l’élu ? Il s’enthousiasme pour les beaux projets qui changent l’identité d’un territoire !

Étrangement on peut donc développer l’économie d’un territoire à condition de ne pas parler d’économie.

Une leçon sur la complexité de l’âme humaine, M.Morin ?

(Pour ma part, j’en retire que la raison que l’on m’a enseignée n’est pas compréhensible, en revanche elle me permet de voir loin. Seulement le modèle n’est pas la réalité. La solution du problème théorique ne correspond à rien. Il faut la traduire dans le langage de la société.)

Politique

J’essaie de faire du Trump sans ses effets pervers. Autrement dit, j’aimerais encourager nos « territoires » à prendre conscience de leur potentiel économique.

J’ai repéré un indice qui me signale que je dois passer mon chemin : le mot « politique ».

Contrairement à ce que l’on entend, le monde communal ressemble parfois à notre assemblée nationale. A gauche et à droite on s’y divise en une ribambelle de partis et on s’y étripe sauvagement (souvent à l’intérieur des dits partis). Et plus on porte des valeurs dites « sociales », plus on est asocial. L’intérêt général n’a plus droit de cité. La volonté de puissance est au pouvoir.

Eternel étonnement : « politique » en est venu à signifier l’exact envers de son acception d’origine.

Surtourisme

Un phénomène que l’on ne soupçonne pas est la généralisation des modes occidentales.

En particulier, l’Occidental aime la nature. Il y part à l’aventure.

Du coup, comme cela a commencé avec Venise, et les sites touristiques les plus ordinaires, demain la nature sera parcourue par les 4×4 des hordes de touristes en développement.

Il y a plusieurs façons d’avoir un impact ?

Infini

Emission de la BBC parlant d’infini.

Ce qui m’a été enseigné comme une évidence ne l’a pas toujours été. D’ailleurs, ceux qui sont à son origine étaient des croyants. L’infini ressortait à la métaphysique. Et les critiques qui ont été faites à l’endroit de ces théories étaient loin d’être ridicules.

J’en suis arrivé à penser que l’enseignement sélectionne les simples d’esprit. L’élève, implicitement, pense que ce qui lui est enseigné est une vérité d’Evangile, aucun intérêt à perdre du temps à le comprendre et encore moins à le critiquer. Ce qui compte c’est de détecter le réflexe pavlovien de l’enseignant qui déclenche la bonne note.

Avenir de nos enfants

Au hasard des titres, on lit :

Czech coal and gas investor Pavel Tykač sees vindication in Trump’s White House return

Prague-based Sev.en is planning to double carbon-intensive investments outside the EU

Financial Times 27 janvier

La défaite du totalitarisme écologique met l’humanité devant la réalité : son avenir, c’est dix milliards d’Occidentaux. Un monde irrespirable, artificialisé à outrance, où chacun se comporte chez les autres en terrain conquis.

L’avenir n’est pas rose.

En tous cas, s’il y a un enseignement à tirer de nos mésaventures, c’est que le changement ne peut se faire que si tout le monde y consent et pas par la manipulation des esprits. 

Self help

Self help : je tombe sur une ancienne émission de la BBC. Préoccupation éternelle de l’humanité. Chez les Grecs, il s’agissait de guider son existence. Récemment c’est un devenu un « business » extrêmement lucratif.

La raison d’être de la littérature de self help est l’inefficacité : celui qui s’y adonne doit en consommer toujours plus.

Cela m’a fait penser à la systémique. Elle parle de « déplacement de charge ». Lorsque l’homme est face à une difficulté il tend à choisir une solution de facilité (l’alcool, par exemple). Si bien qu’il s’enfonce de plus en plus. La systémique a ainsi tout un catalogue des erreurs que nous commettons.

Alors, me suis-je dit : apporter la mauvaise solution à un problème le rend permanent, une part de notre économie de marché serait-elle fondée sur ce principe ?

Seulement, pour que cela puisse être, il faut que le client vous fasse confiance. Trahison d’un (du ?) principe fondamental de la société ?

Alors, le bon self help ? Utiliser les autres pour faire le diagnostic de ses maux mais ne pas se reposer sur eux, ne pas renoncer à son libre arbitre ?