Arrive le temps des bilans. Longtemps, ce blog s’est demandé s’il voyait se dessiner un changement. Il ne voyait rien. Eh bien, ce n’est plus le cas. Nous entrons dans la post globalisation, qui a tout d’un après guerre.
La globalisation, dont nous sortons, tablait sur l’uniformisation de l’humanité, façonnée par des surhommes apatrides, vivant dans des « métropoles » et qui inventaient une super intelligence, conquéraient le système solaire, éliminaient la mort… Ce fut une ère de l’individualisme triomphant.
Elle s’achève par une guerre. Les forts écrasent les faibles (donc leurs amis), et leurs armées les envahissent, quand ils en ont le pouvoir. Les principes mêmes de la globalisation, l’innovation indifférenciée et les liens commerciaux sont devenus des champs de bataille.
Après cette évasion dans l’univers des idées, la post globalisation est un retour à la réalité terrestre. Durant la globalisation, on parlait de « destruction créatrice », il est possible que ce soit, effectivement ce qui a eu lieu. Les ressources des nations ont été laissées à l’abandon, car jugées inutiles.
Chaque nation doit, à nouveau, cultiver ses atouts propres. Ce qui n’est pas autarcie, mais retour au principe de l’économie de marché, l’échange de « différences ». Le moyen d’en tirer parti, à nouveau, est l’initiative collective. Si l’on y parvient, tous les espoirs sont permis ? Promesse de « glorieuses décennies » ?