Grand froid

J’ai lu, il y a longtemps ! que le dernier réchauffement climatique avait provoqué une glaciation. Le gulf stream apporte à l’hémisphère nord la chaleur équatoriale. Le réchauffement fait fondre le pôle nord, dont les glaces refroidissent le gulf stream, qui s’arrête. D’où, entre autres, une Europe glacée.

Des expériences sont en cours pour mesurer la vigueur dudit courant, ce que l’on fait, en partie, grâce à des satellites. La glaciation serait-elle pour le siècle prochain ? se demande-t-on.

Il est curieux que l’on n’en parle pas plus ? Considèrerait-on que la montée des eaux est plus frappante pour l’esprit du peuple qu’une glaciation ?

The European Space Agency plans to use satellite gravity data to track weakening ocean circulation systems. Rory Bingham of the University of Bristol explains how these satellites can ‘weigh’ the Earth’s water and might help resolve whether we’re approaching the climate tipping point of a shutdown of ocean circulation in the Atlantic Ocean, something we’ve been following for a while.

Science in action, de la BBC.

F35

Un temps, on entendait beaucoup parler du F35 américain. Ce devait être un avion révolutionnaire, mais il sombrait dans le ridicule. Puis, plus rien. Dernièrement, même, on lisait qu’il avait fait des exploits.

Un article de linkedin semble dire que les rumeurs étaient justes, cet avion est ridicule. Sa conception a été bâclée. Ses succès militaires tiendraient à ce que les Israéliens auraient fait, comme pour les téléphones, un reconditionnement. Ils auraient gardé la carcasse et changé le logiciel. Et ses succès commerciaux, à l’art du parrain Trump de la « proposition que l’on ne peut refuser ».

Cet avantage concurrentiel est-il durable ?

UK F-35 jet fleet dogged by delays and staff shortages, watchdog says
Aircraft programme ‘shortcomings’ are undermining the effectiveness of Britain’s armed forces, NAO says

Financial Times 10 juillet.

Ile de Sein

Les habitants de l’Ile de Sein entendent l’appel de De Gaulle. Alors, tous, à l’exception des vieux et des enfants, ils s’embarquent pour l’Angleterre.

Tout ce qui reste de la population va devoir trouver les moyens de survivre, sans pêche, avec les ressources de l’île, qui n’en a pas.

La guerre est finie. La radio nationale lui rend visite. Les hommes reviennent. Certains sont rentrés depuis seulement deux jours. Qu’espèrent-ils de la vie ? Reprendre la pêche. Qu’ont-ils fait pendant ces 5 ans ? On n’en saura rien, sinon qu’ils ont beaucoup voyagé…

On ne peut rêver contraste plus frappant avec nos, auto proclamés, héros modernes ?

Boeing Boeing

Vendredi dernier je lisais deux nouvelles concernant Boeing. La première disait que le dernier accident d’un Boeing semblait tenir à une alimentation en pétrole qui s’était coupée d’elle-même, l’autre que les affaires de Boeing allaient mieux que celles d’Airbus.

Avec mon mauvais esprit usuel, j’ai pensé que cela devait tenir à l’appétit du lucre des compagnies aériennes et au pouvoir de nuisance américain, dont Trump n’est qu’un pâle représentant.

Mimoun

Mimoun, c’est une certaine idée de la France ?

Peut-être aurait-il pu appeler son histoire « le rêve de ma mère ». Il est curieux, en ces temps de féminisme exacerbé, qu’on ne parle pas du rôle central que joue la femme dans les civilisations dites patriarcales. Le père de Mimoun semble s’être épuisé à la tâche, mais ne lui a pas laissé beaucoup de souvenirs. Sa mère, quant à elle, a voulu un destin pour son fils.

Il a commencé par être un excellent élève. Il aurait dû devenir instituteur, mais on lui a préféré un fils de colon. En cela, il a connu la même mésaventure que d’autres sportifs, de la métropole. (On oublie parfois que les premiers colonisés furent français ?) Il a eu la même réaction qu’eux : il a pensé que cela ne lui serait pas arrivé s’il avait été en France (à Paris, pour les provinciaux). Il s’est engagé dans l’armée. Il s’en est suivi 7 ans de guerre. Il a été gravement blessé, et a évité l’amputation par miracle (il a été opéré par un Français et pas un Américain).

A la libération, il s’est demandé quoi faire. Il s’est rappelé qu’il avait des dons sportifs. Et il a commencé à gagner des courses. Mais, par rapport à aujourd’hui, quelle différence ! Ses victoires ne lui valaient aucune considération. Il vivait dans la précarité et travaillait pour nourrir sa famille. Et il mangeait les restes d’un restaurant !

Et si l’on n’avait pas besoin de se droguer pour être un champion ? Toujours est-il qu’il a eu une longévité exceptionnelle.

Finalement, il a voulu laisser quelque-chose à la France. Créer un centre d’entraînement, en Corrèze, pays de sa femme. Mais aucun homme politique n’y avait intérêt. Il a fallu l’intervention d’un Jacques Chirac de 32 ans, pour que le rêve devienne réalité.

Alain Mimoun, la France au coeur.

Sombre horizon

L’Angleterre ne parvient pas à s’extraire du scandale Horizon.

Horizon est le nom d’un système informatique qu’utilise la Poste locale. Au siècle dernier, ce système a constaté des fraudes chez les « sub postmasters », des partenaires de la Poste. Il en a résulté des peines de prison et des suicides. Or, Horizon était victime de bugs.

Il semble que la direction de la Poste ait été convaincue que lesdits sub postmasters étaient des criminels. Horizon ne faisait que confirmer ses soupçons.

Etait-elle la seule à penser cela ? D’ailleurs, n’était-ce pas un temps où l’on se suicidait chez France Télécom ? Ne lisait-on pas, aussi, alors, que « l’élite » estimait que le peuple était paresseux, bénéficiant d’avantages indus ? Il fallait « siffler le fin de la récréation », entendait-on. Et ne faudrait-il pas rapprocher ces idées de celles dont parle souvent ce blog, et que l’on m’a enseignées en MBA, dans les années 90 : les entreprises doivent rendre leur argent au marché, seul capable de l’allouer parfaitement ? Cela ne voulait-il pas aussi dire que les entreprises n’étaient que paresse et inefficacité ? (A l’exception de leurs dirigeants, des consultants, qui les aidaient à dégraisser le mammouth, et des fonds d’investissement, leurs actionnaires. Tous ces gens venant du même milieu.)

Mais, au fait, pourquoi cette élite se croyait-elle supérieure au peuple, qu’avait-elle d’exceptionnel ? Une vision d’avenir incompréhensible par le simple mortel ? Le GAFA, l’IA et Elon Musk ? Or, toute la valeur de ce monde est spéculative. Elle est supposée se matérialiser dans des années. Et plus on avance, plus l’horizon s’éloigne… Le château en Espagne ?

Responsable mais pas coupable ? La prise du pouvoir par cette élite décervelée n’est que le résultat de changements précédents : la société de la connaissance d’après guerre a confié le pouvoir au « savant » ?

« Il n’y a rien dont l’exécution est plus difficile ou la réussite plus douteuse ou le maniement plus dangereux que l’instauration d’un nouvel ordre des choses. » disait Machiavel. Saurons-nous un jour maîtriser le changement ?

Le vert de l’amitié

Phénomène Pétain ? L’anti écologisme est au pouvoir. Mais, contre qui en a-t-il ? Contre l’écologie, ou contre ses champions ? Va-t-il, comme Pétain, préférer le Nazi à ceux qu’il exècre ?

Comme le disait Aristote, la bonne solution se trouve au milieu des extrêmes. Ce n’est pas parce que le Bobo s’est aliéné l’opinion que son combat est mauvais. Il est mauvais parce qu’il s’est aliéné l’opinion. Et il se l’est aliénée par ce qu’elle n’aime pas ce qui lui est imposé. Cela s’appelle le totalitarisme.

Eternelle leçon de conduite du changement.

Changement climatique

Les climatosceptiques sont au pouvoir. Les champions de la transition climatique sont inquiets. Mais, à qui la faute ?

Dans mon premier livre, je donne l’exemple de l’embouteillage. Les embouteillés s’insultent les uns les autres. Mais le problème n’est pas l’autre, mais la régulation du trafic. Qu’une personne « fasse la circulation » et il est résolu.

Je constate que, succès de communication ? tout le monde a une conscience écologique. Seulement comment l’exprimer ? La société est bloquée. On veut bien, mais on ne peut pas.

Voilà, maintenant ce que l’on rencontre en plusieurs endroits en France :

Un groupe d’entrepreneurs exploite intelligemment le potentiel économique local (partout en jachère). Ensemble ils ont une « taille critique » – le moyen d’avoir du pouvoir en France. Leur initiative a une formulation « politique », au sens « citoyen » du terme. Elle transforme l’identité du territoire. Ainsi élus et services publics locaux ont envie d’apporter leur l’aide et d’utiliser leur savoir-faire de mobilisation de la puissance de l’Etat, qui n’est pas aussi Jacobin qu’on le dit…

Ces projets de territoire, au sens véritable du terme, permettent naturellement à la conscience écologique de tous, entrepreneurs, élus, citoyens… de s’exprimer. Et l’on constate que sauvegarder l’environnement n’est pas sans intérêt économique.

Le sens du changement ? économique, puis social, puis écologique.

Manipulation

Le langage permet à certains d’exploiter la société à leur profit, dit un universitaire.

La langue est la meilleure et la pire des choses, selon Esope.

J’ai découvert relativement récemment que « l’influence », la manipulation des esprits, était un des moyens de changement les plus employés. Ce qui est d’autant plus inquiétant qu’elle joue sur des faiblesses inconscientes. Peut-on s’en garantir ? Ou est-on condamné à être manipulé ?

Dans un sens, ce n’est pas surprenant. Le conflit armé est généralement interdit. La volonté de puissance individuelle cherche d’autres canaux pour s’exprimer, qui sont sociaux. La rhétorique est une arme de domination. Elle donne l’avantage à l’instruit sur le non instruit. (Ce qui pose une question de justice sociale, qui devrait préoccuper l’Education nationale.)

D’un autre côté, on peut imaginer que c’est l’instruit qui en souffre le plus, puisque c’est dans son milieu que l’arme en question est d’usage commun.

Exception culturelle

Culture française et Europe : un duo gagnant face à la mondialisation
Le cinéma français cartonne à l’international, mais le livre peine à suivre. Selon le dernier rapport de l’Institut Montaigne, l’Europe joue un rôle clé pour booster la compétitivité de la culture tricolore dans le monde.

La Tribune d’hier

Est-on en droit de s’interroger sur la santé d’une culture qui a besoin d’être « boostée » ?