La raison d’être des sociétés d’Elon Musk est la conquête des étoiles. Il possède des fusées, bien sûr. Mais aussi des tunneliers, car, sur Mars, il faudra vivre sous terre, et des robots, pour le même type de raison. Il appartiendrait à une secte qui croit que la mission de l’homme est de conquérir l’univers, et que, eu égard au nombre d’êtres humains ainsi en jeu, ceux d’aujourd’hui ne comptent pas. C’est ce que disait Affaires étrangères.
C’est une forme de pari de Pascal pour degré zéro de l’intelligence.
Lorsque l’on m’a parlé de l’attaque du World trade center, j’ai cru à une blague : j’avais vu la même chose au cinéma. Et Musk ? Le milliardaire ennemi de l’humanité ? Mais pas question de rire, car il pourrait l’anéantir ! Et il n’y a pas de James Bond.
Fatalité systémique, façon Hegel ? Car Musk est une pathologie de la culture américaine. Une sorte d’aboutissement logique. Loin d’être un entrepreneur digne de ce nom, il est le fruit d’une succession de bulles spéculatives et de l’idéologie du marché qui a amené l’Etat américain à croire à l’absolu de l’esprit d’entreprise et à fabriquer des entrepreneurs à coups de commandes publiques. Et c’est sa pensée de bande dessinée qui a fait réussir Musk, car elle est celle des Américains ?