Elégant Trump

On racontait que l’obsession du président Trump était le prix Nobel d’économie.

Qu’allait-il se passer s’il ne l’avait pas ? Allait-il frapper la Suède de droits de douane sans précédents ? L’envahir ?

Eh bien non. Il a félicité l’élue.

A moins qu’il faille y voir l’habileté du comité Nobel, décidément très politique ? Il a fait un choix que M.Trump ne pouvait pas refuser ?

Rien ne va plus

« France on the brink » titrait politico.eu, hier matin.

Or, que se passe-t-il au sommet de l’Etat ? On se dispute pour trouver comment financer un système que l’on ne veut pas réformer ? Ce qui ne peut finir que par de nouveaux prélèvements ? Et par une accélération du cercle vicieux ?

Curieux spectacle. Les partis dits de gouvernement veulent profiter de la crise pour faire avaler leur chapeau à leurs adversaires. L’un veut attaquer les 35h, l’autre faire payer les riches. Ce qui ne peut que produire des conflits. Sans compter que chaque parti est ridiculement divisé en chapelles.

Les extrêmes, au moins, sont disciplinés. Apparemment, la côte de popularité du RN ne profiterait pas du chaos. Les politiques sont à la hauteur des attentes de l’opinion ?

Force de la nature

Louis Philippe a lancé Alexandre Dumas. Il était encore duc d’Orléans et Alexandre Dumas, son employé, un jour, lui a proposé de venir, lui et ses invités, assister à la première de sa seconde pièce. Ce fut un succès.

Alexandre Dumas avait peu d’éducation, un toupet énorme et beaucoup de talent. La recette de la réussite ?

(Curieusement je n’ai jamais tellement aimé ses romans. Ce qui me plaît est la façon dont il raconte ses voyages.)

La jeunesse d’Alexandre Dumas.

Moïse de Camondo

Je ne savais pas que l’hôtel de Camondo était une reconstitution fidèle d’un hôtel du XVIIIème siècle.

Moïse de Camondo était un amoureux de la France, qui avait voulu lui faire revivre le moment de plus grand raffinement de sa culture. Mais elle lui a fort mal rendu son affection. Son fils a été tué durant la première guerre, sa fille, son gendre et ses petits enfants, dans les camps nazis.

La France, la meilleure et la pire des choses ?

Moïse de Comondo, un collectionneur amoureux de la France.

Gouvernement de techniciens

Dans un article récent, Jean Tirole écrivait (au sujet du marasme français) : « Deux scénarios sont possibles. Soit la classe politique, consciente de l’urgence, parvient à se rassembler pour restaurer la confiance et renouer avec la croissance ; une variante est un accord pour nommer un gouvernement de techniciens pour remettre le pays sur les rails, comme Mario Monti en 2011 ou Mario Draghi en 2021 en Italie.« 

L’économiste rêve d’un « gouvernement de techniciens ». Le technicien, c’est lui. Il prend la société pour un moteur, dont il serait le mécanicien. Malheureusement, nous ne sommes pas des machines.

Après guerre, derrière des apparences de conflit, il y avait un consensus : le parti-communiste voulait de l’emploi, et les patrons, des affaires. Ils étaient tous d’accord pour le « progrès ». C’était la logique de la planification de l’époque, qui n’avait rien de technocratique, car elle était essentiellement négociation avec ce que l’on nomme désormais les « parties prenantes de la nation ». Dans son genre, le gouvernement de Gaulle fut un « gouvernement de techniciens ». (Au départ, des techniciens de la guerre, en fait.)

Un moyen de réparer la démocratie ? Faire émerger un programme qui fasse consensus et nommer des « techniciens » (mais pas des économistes ou des guerriers) pour l’appliquer ? (Et tenir en respect ceux dont la fonction sociale est de profiter des relâchements ?)

Innovation sociale

La cathédrale fut l’équivalent des grandes inventions qui transforment les sociétés.

Ce fut un extraordinaire progrès, sur de multiples fronts, architecture, vitraux, charpente, etc. Le résultat devait avoir un effet extraordinaire – imaginez ces immenses édifices plein de richesses et de lumière, au milieu d’un chaos de petites habitations sombres (ce que l’on aperçoit encore à Reims, où la cathédrale domine la ville) ! Le paradis sur terre ?

Ce fut aussi une colossale activité économique, qui employait une grosse partie de la population. Pour en donner l’échelle : églises et cathédrales avaient, par définition, la capacité d’abriter les habitants du pays !

Ce fut, enfin, un extraordinaire moyen de redistribution des richesses.

Exemple d’innovation sociale ?

(Les oeuvriers des cathédrales – et pas les ouvriers !)

Yankeecène

L’ère de Roosevelt a été celle de la « soft power » américaine. En particulier, il a imposé, par contrat, aux vaincus de la guerre, l’Europe de l’Ouest et le Japon, le film américain, véhicule de son impérialisme culturel.

Notre crise actuelle serait-elle celle de cette culture, qui n’est pas la nôtre ?

D’ailleurs quelle est-elle ? Avant guerre, les USA n’étaient que bulles spéculatives et crises économiques effroyables. A tel point que Schumpeter et les Robber barons s’étaient mis d’accord : seul le monopole pouvait contenir ces crises. C’est la guerre qui a fait la fortune des USA. Ils ont absorbé, en particulier grâce aux Juifs et aux Nazis, toute la science occidentale. Ils sont devenus une bureaucratie à la Max Weber. L’aboutissement des Lumières, selon Hegel.

Depuis la chute de l’URSS, il semble que l’on en revienne aux origines, à l »‘esprit » de la société américaine, pour parler comme Montesquieu. L’héritage de Roosevelt est oublié. C’est que l’on a appelé « la nouvelle économie ».

Et cet esprit est l’individualisme. L’individu est, comme Trump, mû par des « sentiments animaux ». Greed and fear, dit-on. Il profite de la faiblesse, en particulier l’amitié, mais respecte la force.

Peut-on mettre le fauve en cage ? Le dompter ?…

G bulle

5G, 5 ANS APRÈS (1/2) – Gouffre financier pour les opérateurs, indifférence des utilisateurs : le nouveau standard de téléphonie mobile n’a pas tenu ses promesses malgré des performances techniques bien réelles.

La Tribune du 6 octobre

Se rappelle-t-on de l’hystérie que suscita la 5G, en particulier au sein de notre gouvernement ? Eh bien, une fois de plus, c’était un coup de pub sans lendemain.

Peut-être, au temps de l’intelligence artificielle, serait-il bon de se le rappeler ?

Fragile démocratie ?

La démocratie est une construction abstraite. Jadis nos grands hommes ont cru que de l’affrontement des idées et des intérêts résulterait le bien commun.

Cela mériterait une étude approfondie. En tous cas, on constate :

Qu’aux USA une « cancel culture » en remplace une autre. Un lobby prend le pouvoir après un autre et impose sa ligne par la terreur. Le peuple amplifie le mouvement, façon « servitude volontaire » de la Boétie.

Qu’en France on en est revenu à la 3ème République. Ceux qui détiennent le pouvoir sont isolés de tout et sont pris dans un mouvement brownien incompatible avec la moindre pensée qui ne soit pas réflexe. Ils sont entre les mains des lobbys. Ou des manifestations de mécontentement. Ce qui produit le chaos.

Comment cela se termine-t-il ? Si l’on en croit Pierre Rosanvallon, en ce qui concerne la France, par l’arrivée d’un homme fort, qui remet la société en ordre. Peut-être pourrions-nous tenter une innovation ?

Arménie

Il y aurait eu deux Arménie, une à l’ouest, en Turquie, l’autre à l’est. Et, au moins à l’époque de l’émission qui disait cela, 1978, la diaspora arménienne demandait non seulement la reconnaissance de son génocide par la Turquie, mais des dédommagements et de pouvoir retrouver ses terres.

On peut comprendre, dans ces conditions, que les populations turques actuelles, qui n’ont aucune responsabilité dans le génocide de 1915 n’aient par envie d’écouter ces revendications ?