Bonne guerre ?

Un journaliste automobile me disait que la question de la voiture électrique avait été abordée « n’importe comment ». Par exemple, une étude aurait montré que dans 9 cas sur 10, le câble de chargement d’une voiture hybride de flotte d’entreprise n’était pas utilisé. Si bien que le moteur charge la batterie. Et que la consommation d’essence est de 30% supérieure à celle d’un véhicule ordinaire.

Lorsque les USA ont décidé de gagner la guerre, ils ont conçu un plan méthodique pour écraser leurs adversaires. Peut-être faudrait-il se souvenir de cette leçon ?

Taiwan

Taiwan : prochaine guerre mondiale ?

Apparemment, le Chine n’aurait pas choisi la stratégie de M.Poutine, mais celle des Américains. Elle veut asphyxier Taiwan, en rendant le droit chinois extra-territorial, et en sanctionnant quelques individus néfastes. (Affaires étrangères, de France culture.)

On nous rebat les oreilles de l’histoire de génies auxquels nous devrions tout, alors que l’homme apprend essentiellement par l’imitation ? La mode est autant politique que vestimentaire ? « Validation sociale » dirait la psychologie ?

Les voies du changement

Les discussions actuelles concernant la transition climatique sont typiques de la façon dont on envisage le changement.

  • D’un côté, il y a les partisans de « l’écologie punitive ». Le peuple doit se sacrifier.
  • De l’autre, au contraire, il est dit qu’il n’y a pas de changement. Laisser faire.

Curieusement, jamais il n’est question de « changer tous ensemble »… Société d’individus dans laquelle il est inconcevable qu’il puisse exister un « lien social » ?

Mystérieux intellectuel

Fitzgerald disait qu’il avait vécu à l’âge du Jazz, j’ai l’impression que notre âge a été celui des intellectuels. Une des découvertes de ce blog aura été « l’intellectuel ». Eternel sujet d’interrogation, depuis.

En quoi je diffère de Michel Winock, qui estime, au contraire, que les intellectuels ont disparu. A moins qu’il n’ait raison ? L’élite intellectuelle issue de l’affaire Dreyfus a été remplacée par un phénomène de masse ? Nous prétendons tous être des autorités de l’esprit ? En tous cas, ceux qui se revendiquent le plus de ce qualificatif présentent pas mal de paradoxes.

Ils semblent aspirer à faire le bien universel, alors que, de plus en plus, ils sont universellement haïs. En s’érigeant en autorité morale, ils condamnent les peuples auxquels ils appartiennent, alors que ceux qu’ils prétendent défendre rejettent, à coups d’attentats le cas échéant, les valeurs qu’ils promeuvent !

Ce qu’on leur reproche surtout est leur « langue fourchue ». Ils prônent un idéal éthéré, alors qu’ils s’enrichissent au détriment de leurs semblables. Ou encore, me disait une personne qui appartient à une famille d’enseignants militants, ils se battent pour la mixité alors qu’ils font des pieds et des mains pour que leurs enfants n’aillent pas dans des écoles fréquentées par les immigrés… (Pas par haine des immigrés, mais parce que leur niveau scolaire est nul.)

Une émission que citait ce blog se demandait si, aux USA, ce n’était pas la crainte de la submersion du Blanc (moteur bien plus puissant que le prétendu « racisme » du col bleu) qui expliquait les croisades de « l’extrême gauche » privilégiée.

Et si c’était ce type de peur qui possédait tous les « intellectuels » de la terre ? Et si, M.Dostoievski, il suffisait de les rassurer sur leur sort pour ôter à nos « possédés » leurs idées révolutionnaires ?

Céline

Il n’y a pas que la BBC qui sache raconter des enquêtes. L’émission Une histoire particulière de France culture est partie à la recherche des papiers de Céline.

Quand Céline fuit l’épuration, il laisse derrière lui les ouvrages auxquels il travaillait. Il dira ensuite qu’on les lui a volés. Depuis, on les cherche. Et on vient de les retrouver.

France culture a fait de l’Agatha Christie. Tout du long de l’émission, l’auditeur était sur une fausse piste. Car, après avoir cru découvrir un trésor, ce dernier comprend que ce travail n’avait aucune valeur pour Céline. Après guerre Céline se voulait une victime. Il avait tout oublié de son passé. Il était une oie blanche persécutée par la société. Or, coup de pied de l’âne, son appartement est confié à un résistant modèle. Un humble devenu héros. Et que celui-ci contacte Céline, à son retour en France, pour lui rendre ses documents. Mais comment être une victime, quand un homme qui serait justifié de vous expédier au peloton d’exécution, vous rend votre bien ?

Epilogue : les papiers sans valeur semblent avoir fait la fortune de Gallimard, et, j’imagine, des ayants-droits. Ce qui n’était que justice ?

(Je me suis toujours demandé pourquoi on avait une telle estime pour Céline. J’ai trouvé séduisante sa révolte d’après première guerre. Mais n’était-ce pas une posture ? On dit qu’il était une célébrité. Et son oeuvre d’après guerre, quant à elle, est abjecte. Quant à son style, ce n’est que mécanique.)

Horizon anglais

Grand scandale anglais. Fin 90, la poste anglaise achète un système d’information qui doit équiper ses « sous postiers ». Dans leurs fonctions, il y avait des transactions financières. L’ordinateur se trompait, créait des déficits, qu’ils devaient combler. Résultat : suicide, prison…

La justice s’était emparée de l’affaire. Mais elle est extraordinairement lente. Une série télévisée a ému l’opinion. Ce qui a amené le gouvernement à légiférer, pour dédommager en urgence les victimes.

Comme souvent, l’histoire est plus complexe qu’on ne le dit. Les fameux « sous-postiers » remontent à l’ère victorienne. Depuis un siècle on les soupçonnait de détourner des fonds. Et l’on a cru que le logiciel les prenait la main dans le sac… Biais de confirmation. (Informations de la BBC, jeudi matin.)

Cette affaire pose aussi une question fondamentale. Pourquoi la justice de nos démocraties est-elle aussi lente ? Embouteillée par trop de nobles principes ? Ce qui sert l’intérêt du malfrat ? Ce qui donne, à l’opinion, si facilement influençable, un pouvoir de dernier recours ?

Orient mystérieux

D’abord, les services secrets israéliens ont été surpris par le Hamas. Ensuite, Israël semble avoir choisi la méthode Poutine pour régler les problèmes de la région. Les otages ne comptent pas. Et on liquide l’ennemi. Y compris, peut-être bien, le Hezbollah. Et, pour le moment, il n’y a pas de réactions. Lien de cause à effet : les services secrets israéliens avaient-ils correctement perçu que leurs adversaires étaient faibles ?

(Toujours tactique poutinienne : les médias occidentaux vont-ils finir par se lasser ?)

En tous cas, cela va à l’envers de ce que préconisait un précédent billet : une prise en main internationale de la région, pour trouver à ses tensions une solution définitivement pacifique.

Résistance au changement

La « bagnole » et le pavillon, deux vaches sacrées qu’il sera difficile de détrôner.

Environnement : changer les modes de vie ? Pas si simple…

Comme le disait l’article précédent, on découvre que les mesures envisagées pour réussir la « transition climatique » sont incompatibles avec ce qui compte le plus pour nous. En fait, il y a probablement un consensus au sein des populations mondiales : la transition climatique, c’est pour les autres.

On constate aussi que ceux qui contribuent le plus aux émissions de CO2 sont les pays riches, et les riches des pays riches. Or, ce sont aussi eux qui sont les plus fervents promoteurs du changement !

Homéostasie ? Toute tentative de changement détruit ses causes ?

Le carbone et le pauvre

Insulating a house, cooking more meat-free meals, and buying an electric vehicle: these low-carbon behaviours don’t come cheap. Researchers say that in order to achieve net zero, we need to ensure that people on all income brackets can feasibly adopt low-carbon behaviours.

Article

Tout ceci semble évident. De même l’étude constate que les gens riches contribuent beaucoup plus au réchauffement climatique que les pauvres, et donc que leur participation à la transition climatique devrait en tenir compte.

Comment se fait-il que l’on découvre ces évidences si tard ? Histoire habituelle du changement ? D’abord, on rêve, puis on rencontre la réalité ?

(Mais si le rêveur assume le coût du changement, cela va-t-il doucher son ardeur ?)