Une fois de plus, je me trompais. Spinoza ne parle pas que des dangers de la passion. Il semble aussi parler de ce que j’ai découvert récemment : nos actes sont guidés par des injonctions inconscientes que nous ne contrôlons pas. En prendre conscience est le début de la sagesse.
Ma vie est effectivement pavée d’erreurs de raisonnement. Avec le recul, je constate que je suis passé à côté de solutions évidentes.
Mais, que me serait-il arrivé si j’avais pris des décisions correctes ? Ne serais-je pas un légume heureux ?
Il me semble que nous vivons dans la caverne de Platon. Nous ne voyons de la réalité qu’une sorte de « projection ». La raison nous enferme dans ce monde plat et terne. Il n’y a que le hasard, et l’erreur de raisonnement, qui nous permette de découvrir qu’il existe « autre chose ». (Et l’art est une forme de ce hasard.)