L’association des interpreneurs, à laquelle j’appartiens, conseille l’entrepreneur. En particulier, des « start-upper » lui demandent de « challenger » leur plan de levée de fonds. Nous mettons en face d’eux des investisseurs et des financiers.
Résultat déconcertant. Ils ont « tout faux ». Ils sont victimes d’une quantité invraisembable de préjugés erronés. Le plus surprenant est que, si on ne les avait pas entendu parler, on aurait pu penser, au contraire, qu’ils n’avaient que des atouts. (D’où la difficulté de l’exercice : nous partons avec un préjugé favorable dont il est très difficile de se débarrasser.)
Cause ? Un nom revient avec insistance. Ils sont conseillés par un ancien dirigeant. Et celui-ci semble croire qu’il est une autorité mondiale. Il a tiré des conclusions définitives d’une expérience isolée. (Ou il « rejoue son Vietnam » ?)
A-t-on réfléchi à ce que cela signifie ? Le même entrepreneur, en Allemagne, en Italie, au Portugal ou ailleurs, aurait trouvé un confrère compétent, et il aurait réussi. En France, le conseil est fatal ! Notre tissu économique a franchi un seuil de non retour : il est tellement peu dans le coup qu’il est devenu toxique pour l’innovation !