Hier, la BBC se demandait si Joe Biden, en traitant les électeurs de Donald Trump de « garbage », n’avait pas fait perdre les élections à Kamala Harris.
Tout le monde s’attend à ce que l’élection se joue à peu de choses. On parle des « indécis ». Mais vue la différence entre les deux candidats, on peut se demander où peut se jouer l’hésitation. Peut-être aller, ou non, voter.
Dans ces conditions, c’est le hasard qui va avoir le dernier mot. Et, compte-tenu des singularités des processus de vote américains, et des dispositifs associés, on peut imaginer que l’on va vivre une longue période de contestation de résultats. Heureusement qu’il se passe plusieurs mois entre l’élection et l’intronisation du président.
L’émission rappelait aussi que la situation n’avait rien d’exceptionnel. Ce qui est juste : sauf dans le cas d’Obama, les deux partis semblent faire quasi jeu égal depuis plusieurs décennies. Et, encore, lorsqu’un parti gagne la présidence, il perd le sénat, et de quoi gouverner.
Curieuse situation.
En fait, c’est ce que voulait Montesquieu. Lorsque le pouvoir est paralysé, il ne peut être tyrannique. Pour pouvoir décider, il faut consensus. (Ce qui s’est passé lors des attentats du 11 septembre.)