
Tome 3 de l’Histoire de la pensée, écrit par Jean-Louis Dumas. Il y a un quart de siècle, j’ai commandé le tome 1 de la série à Amazon, et ai reçu le tome 3, que j’ai conservé. Mais pas lu. Il porte sur la philosophie occidentale récente.
Je craignais que la lecture soit ardue, mais, au contraire, elle est agréable.
La question que me pose ce type d’ouvrage est : peut-on comprendre une « pensée » en quelques pages ? Danger d’être plus histoires que pensée ? Vie qu’oeuvre ?
Que retiens-je ? Que le penseur est de son temps. Plus il s’approche de nous, plus il me semble compréhensible. le livre ayant été écrit dans les années 90, il est particulièrement intéressé par la philosophie contemporaine. On apprend que Camus et Sartre, chacun à sa façon, ont répondu à une attente de la population de l’époque. Ce qui en fit des rock stars. Et que la pensée 68 fut une revendication sociale, plutôt qu’une pensée à proprement parler : « anti humanisme », « culte du désir et de son accomplissement immédiat ».
Le livre cite beaucoup de philosophes. La plupart inconnus de moi. Je me demande s’il n’y a pas deux types de penseurs : ceux qui construisent des « systèmes », qui inventent des concepts nouveaux, et ceux pour qui la philosophie est une excuse pour raconter leur vie, et leurs frustrations.