PINCH ME: Even for journalists immersed in the wild upheavals of our time, some moments still land with surreal force.
Ghost of war: One such occasion came this week when NATO chief Mark Rutte visited Berlin and essentially warned of World War III, telling an audience that Vladimir Putin’s Russia may be ready to attack the alliance within five years and that Europeans must be “prepared for the scale of war our grandparents or great-grandparents endured.”
‘Extreme losses’: Behind Rutte’s grave warning, there was a simple message: If Europeans don’t do more to help Ukraine stand up to Putin now, things will get much worse later. Or as Rutte put it: “Imagine it: a conflict reaching every home, every workplace, destruction, mass mobilization, millions displaced, widespread suffering and extreme losses.”
Politico Berlin, 12 décembre
Pourrions-nous connaître une guerre mondiale ? La Russie n’a pas la puissance de l’Allemagne de la précédente guerre, et la guerre qu’elle mène face à l’Ukraine n’a rien d’impressionnant. D’un autre côté, l’Europe fait l’unanimité contre elle : Russes, Américains, Chinois, reste du monde, ses anciennes colonies, la haïssent. (Au fond, écraser les faibles est une jouissance ?)
Et la logique russe a toujours été d’établir un cordon sanitaire entre elle et les démocraties. En toute logique, tant qu’elle n’aura pas conquis l’Europe, elle ne sera pas tranquille. Et elle sait l’Europe lâche. Il suffirait de raser quelques villes pour qu’elle fasse allégeance. N’est-ce pas déjà le spectacle que donne l’Europe vis-à-vis de Trump ?
Curieuse histoire, d’ailleurs. L’Europe était prospère et en paix. Elle a été prise en main par des gouvernements qui ont voulu faire encore mieux. Qui ont eu des idées « socialement avancées ». Qui ont proclamé notre culpabilité éternelle… Qui ont voulu être aimés. Et qu’ont-ils obtenus ?