Alain Finkielkraut s’interrogeait : quelle était la cause de la disparition de la poésie ? Il semblait penser, comme d’habitude, que cela tenait à la disparition de l’école traditionnelle. L’enfant n’apprend plus par coeur.
Je ne le crois pas. Comme mes camarades, à l’école, je fuyais la poésie comme la peste. Elle était à la mode avant guerre et dans l’immédiat après-guerre, mais les vents de 68 me semblent lui avoir été fatals.
En fait, la poésie est partout. C’est celle de Bob Dylan. Comme lui, le petit jeune a découvert qu’avec quelques accords de guitare et quelques mots arrangés bizarrement, on faisait de l’art à bon compte. La poésie est devenue « pop ». Et comme elle se vendait bien, le business s’en est emparé et a mis a son service son marketing laveur de cerveaux.
Pour parler comme un anthropologue, la poésie me semble un composant de la culture d’une société, un de ses moyens d’expression. Elle est à l’image de la société.
