Affaires étrangères parlait d’une stratégie américaine visant à dominer le secteur de l’énergie. Pas seulement le pétrole, mais aussi le petit réacteur nucléaire. Procédé est habituel : financement par fonds d’investissement, qui permettent de prendre des marchés à perte, avec l’espoir de « se refaire » une fois un monopole obtenu ? Et il y a l’Allemagne. Méthodiquement, elle transforme son industrie pour en faire un champion de l’armement.
Un précédent billet parlait du « rouleau compresseur chinois », qui éliminait une à une toutes nos entreprises. Mais, au fond, il restait un espoir. Lorsqu’elles sont touchées par le départ d’un donneur d’ordre, nos entreprises essaient de « pivoter » vers l’armement ou le nucléaire. Seulement, que va-t-il leur arriver si les Américains et les Allemands s’emparent de ces deux derniers secteurs ?
Le plus surprenant, peut-être, est que tous ces pays semblent avoir adopté des politiques industrielles méthodiques, « rouleau compresseur », alors qu’en France la confusion la plus complète règne.