Je parlerai aujourd’hui de la rupture de l’ordre mondial, de la fin d’une fiction agréable et du débutd’une réalité brutale où la géopolitique des grandes puissances n’est soumise à aucune contrainte.
Mais je vous soumets par ailleurs que les autres pays, en particulier les puissances moyennes comme le Canada, ne sont pas impuissants. Ils possèdent la capacité de construire un nouvel ordre qui intègre nos valeurs, comme le respect des droits humains, le développement durable, la solidarité, la souveraineté et l’intégrité territoriale des états.
Discours du président canadien à Davos ou comment commence la (toute) résistance ?
En osant regarder le danger en face, et en découvrant qu’il n’est pas sans atouts ? Le Canada est riche et beaucoup de pays ont intérêt à entrer dans des « coalitions » avec lui. Et ces coalitions peuvent être plus fortes que les puissances qui veulent lui imposer leur loi.
Il ne s’agit pas d’un multilatéralisme naïf. Notre approche ne s’appuie pas non plus sur des institutions affaiblies. Elle consiste à établir des coalitions efficaces, en fonction des enjeux, entre partenaires qui partagent suffisamment de points communs pour agir ensemble. Dans certains cas, ce sera la grande majorité des pays.
J’ai découvert récemment, chez les entreprises, que ces coalitions de petits pouvaient avoir un intérêt dont ne parle pas Mark Carney. La grande entreprise tend à être rigide, peu créative (ou pas du tout créative). Comme les USA, elle ne compte que sur le rapport de force. Le groupe de petits peut être collectivement aussi gros, mais, s’il « joue en équipe », il est beaucoup plus rapide, inventif, efficace.
Nouveau principe d’organisation mondiale ?
