Réarmement

As its export model breaks down, Germany is pivoting from cars to cannons—and trying to turn industrial decline into a defense boom.

The Wall Street Journal (@wsj.com) 2026-04-20T16:37:56.866876Z

L’Allemagne a le talent de la politique industrielle. Elle choisit une politique, elle la met en oeuvre impeccablement. Hier c’était la globalisation, ventes en Chine, gaz russe, protection américaine, maintenant c’est l’armement.

La France, aussi, est tentée par l’armement. Va-t-elle être, une fois de plus, écrasée par l’Allemagne ? D’ailleurs est-ce une aussi bonne idée que de cela de mettre tous ses oeufs dans le panier militaire ?

Gardien de phare

Métier disparu. Celui de gardien de phare. C’était souvent un marin qui avait voulu se rapprocher de sa famille, tout en restant en mer. (Et qui n’avait pas désiré se faire marin ?)

Marche du progrès. Il a été remplacé par la machine.

Pourra-t-on inventer un progrès qui « augmente » l’homme, mais ne lui donne pas le rôle que ne parvient pas à assumer la machine et l’élimine lorsqu’elle y réussit ?

Dangereuse séduction ?

Un surréaliste disait apprécier l’art américain qui était libre des contraintes culturelles de la tradition. La culture américaine, qui semble une absence de culture, a eu un curieux pouvoir de séduction, voire de dissolution. Elle s’est infiltrée, par exemple, en URSS et en Allemagne nazie. Et elle a été fatale à tout ce que nous, Français, appelions culture encore il y a quelques décennies.

Les cultures européennes étaient soit aristocratiques soit populaires et traditionnelles, la culture américaine est celle d’un peuple moderne, sans tradition ? Pour cette raison, elle est d’accès facile ? Peut-on espérer voir renaître une culture digne de ce nom ?

Tank

Le Tank Renault aurait gagné la guerre de quatorze, du moins permis l’offensive finale. Voilà qui est surprenant, puisque tout le travail de De Gaulle aura été d’alerter son armée concernant le retard qu’elle avait pris dans ce domaine.

L’Allemagne aurait-elle copié la France ? Elle l’aurait déjà fait pour Napoléon, en s’inspirant de « l’esprit d’Austerlitz », offensive fulgurante qui lui a fait gagner les guerres de 70 et de 40, et a bien failli, aussi, nous mettre KO en 14.

Cela fait penser à l’invention du PC par IBM. IBM ne parvient pas à concevoir un ordinateur. Elle demande à une équipe d’asociaux de s’emparer du projet. Ils réussissent. L’organisation reprend ses droits et méthodes. Ce sont d’autres qui tireront les marrons du feu (en particulier Microsoft). La France ressemblerait-elle à cet IBM ?

Von Kleist

Je dois à Eric Rhomer d’avoir entendu parler de Heinrich von Kleist. Il a tiré un film de La marquise d’O, de l’oeuvre de ce dernier.

Les histoires de von Kleist semblent ressembler à sa vie : un innocent défend, quoi qu’il en coûte, une certaine idée de la justice.

(Les nuits de France culture : Anthologie étrangère – Heinrich Von Kleist (1ère diffusion : 24/01/1962 Chaîne Nationale).)

Barbey d’Aurevilly

Faudrait-il reconsidérer Barbey d’Aurevilly ? me suis-je demandé en écoutant une ancienne émission qui lui était consacrée. Ce qui est certain est que ses nouvelles gagnent à être lues par de bons acteurs. Mais, ce sont de bonnes histoires, sans plus.

Barbey d’Aurevilly semble avoir surtout su se mettre en scène (il se grimait) et épater le bourgeois. En cela il ressemblait à Oscar Wilde, et peut-être à tous les artistes de son temps ?

(Réflexions venues de France culture : Cent ans de spiritualité dans les Lettres françaises – Jules Amédée Barbey d’Aurevilly (1ère diffusion : 04/03/1952).)

Aliénation ?

Les médecins nous prennent pour des machines, les économistes ne jurent que par la productivité ce qui nous fait bouffer du cadmium et liquide l’agriculteur. Je soupçonne que le mal de la société n’est pas là croissance mais l’esprit qui la produit.

Ne faudrait-il pas trouver un moyen de donner de la valeur à ce qui en a vraiment ? Fameux bonheur intérieur brut ?

Je pensais à cela, lorsque je découvre une émission des années 80, qui semble partager ce point de vue. Dans les années 50, le gouvernement (de Gaulle ?) a décidé de rendre « productive » la paysannerie. Alors qu’elle produisait (horreur ?) du foie gras, de grand luxe, on l’a forcée à cultiver le maïs de manière intensive.