Germaine Tillion a passé plusieurs années en camp de concentration. Elle a assisté au procès de ses gardes, des SS, qu’elle considérait comme le résultat d’un « dressage ». Soudainement son regard sur eux a changé. Ils étaient privés de liberté comme elle l’avait été.
C’est aussi pour cela qu’elle a déplacé ciel et terre (elle appartenait à de puissants réseaux internationaux de déportés et de résistants) pour faire cesser la torture en Algérie.
Comme quoi, notre comportement dépend essentiellement de notre expérience ?
(Ce fut une résistante de la première heure, d’avant même le 18 juin. Elle a immédiatement trouvé la situation inacceptable et s’est mise à organiser un réseau. On y trouvait de tout, sauf des communistes, qui avaient leur propre orgranisation. A voix nue de France cluture, 1995.)