Si mal comprise, la décision de dissoudre l’Assemblée nationale illustre la gouvernance du chef de l’Etat, consistant à ne faire confiance qu’à lui-même. Après sept années de règne sans partage, il est aujourd’hui lâché par les poids lourds de sa majorité, explique, dans sa chronique, Solenn de Royer, journaliste au « Monde ».
Le Monde, hier
Il y a certainement une leçon à tirer de cette affaire.
L’électeur pensait être parvenu à contrôler l’instinct dirigiste de M.Macron, en ne lui accordant pas de majorité, et en lui envoyant périodiquement des avertissements. Il avait oublié que M.Macron était susceptible et qu’il possédait le feu nucléaire, à tous les sens du terme. Il aurait fallu le ménager.
De la difficulté pour un groupe de contrôler ses élus.
La question est, maintenant : ce groupe saura-t-il, collectivement, faire preuve de sagesse, aller au delà d’un ressentiment justifié ? Faire preuve d’une responsabilité dont est incapable ceux qui lui proposent de le diriger ?