Ingénieur français

Un jeune garçon, qui a ce qui se fait de mieux en termes de notes, hésite entre la médecine et des études d’ingénieur et la France et la Suisse.

A ma grande surprise, j’ai pensé, qu’à sa place, je partirais en Suisse. De mon temps, je n’aurais même pas envisagé cette possibilité. Mais l’enseignement français n’est plus ce qu’il était.

Un ami m’a répondu : et l’ingénieur français ? Et c’est vrai qu’il était particulier. Ce n’était pas un ingénieur ordinaire, comme on le trouve ailleurs dans le monde. Il a fait notre gloire. Et, plus récemment, celle de la finance internationale. (On m’a dit que Crédit Suisse aurait été transformé, puis coulé, par des anciens de la Société Générale, partis entre-temps chez Fortuneo.)

D’où venait sa spécificité ? Des classes préparatoires. L’école en elle-même n’apportait rien. La formation était faite, comme celle du maçon, « au pied du mur ».

Ce modèle me semble avoir eu le défaut de produire des gens refermés sur eux-mêmes. Ils croyaient être les détenteurs de la raison.

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