Originale traduction de la Bible. On associe des spécialistes de l’hébreu et des écrivains. Les uns traduisent en mot à mot, les autres écrivent le texte final. Il semblerait que ce soit comme cela que Proust ait procédé pour traduire Ruskin (sa mère traduisant le texte mot à mot).
L’idée semble bonne. Seulement, en écoutant une comparaison entre une ancienne traduction et celle-ci, j’ai pris conscience que la Bible est avant tout un guide pratique, et que l’envolée lyrique ne lui est guère appropriée.
De l’intérêt d’une bible en latin ou en version originale ? Il n’y a pas de problème de traduction, puisque le lecteur est obligé de faire un travail d’exégèse ? C’est un lourd investissement, mais il n’y a peut-être pas de religion sans effort ? Serions-nous, fondamentalement, un peuple de mécréants ?
Emission qui a inspiré ces considérations.
(En Angleterre et en Allemagne, on apprenait, quasiment, à lire dans la Bible. En France, on faisait, un temps, quelque chose de ressemblant avec Corneilles et Racine.)