Gaston Gallimard, gosse de riche, bon à rien et qui ne veut rien faire. Voilà ce qui ressort d’une interview surprenante.
Il illustre une de mes théories. Il était là au bon moment. Il se trouvait au milieu du milieu littéraire de l’époque. Ses amis ne parvenaient pas à publier leurs ouvrages. Alors il a créé la NRF. Ensuite, il a édité les livres qu’il avait envie de lire. S’il a fait de bons choix, c’est que, sans le savoir, il avait une bonne éducation – comme les auteurs qu’il publiait.
Mystère de la vie. En notre temps d’élite et de diplômes notre art est misérable, il était glorieux à l’époque du dilettante fortuné.