Pierre Mendès-France parle de planification. On a oublié la raison de celle-ci. C’était les crises économiques qui ravageaient le monde, et qui ont suscité la dernière guerre.
Plusieurs solutions semblent avoir été envisagées. Schumpeter et les barons de l’industrie américains pensaient que seuls les monopoles pouvaient encaisser les chocs, d’autres estimaient que le capitalisme devait être encadré, par le plan. Comme le disait un précédent billet, en France, celui-ci impliquait la consultation d’un grand nombre de personnes, du syndicat au patronat. Il n’était pas dictatorial.
L’ère des crises semble de retour. Il n’est pas impossible que le plan doive-t-être à nouveau envisagé. (En particulier, il pourrait nous éviter le mouvement brownien actuel, successions de réformes qui se contredisent et de gestes « populistes ».) Pas un plan imposé d’en haut par des esprits supérieurs, mais un plan qui fasse l’objet d’un travail sérieux de préparation et de consultation. Un plan au sens architectural du terme, de réalisation d’un projet commun.