Eugène et Maria Jolas

Eugène et Maria Jolas, encore d’illustres inconnus. Les nuits de France culture se poursuivent.

Leur titre de gloire aurait été de faire publier Finnegans wake, de Joyce. Oeuvre réputée illisible.

Eugène Jolas était un Lorrain allemand, devenu journaliste américain en France. Il a été dépêché, après guerre, en Allemagne nazie pour former les nouveaux journalistes. Ce qu’il ne semble pas être parvenu à faire.

L’émission était peu claire, comme d’habitude. Il semble qu’il ait attribué un pouvoir spécial aux mots. D’où, peut-être, son échec : au lieu, simplement, de former des journalistes, aurait-il voulu leur apprendre à parler ?

Comme Heidegger, tous ces gens paraissent avoir cru que le langage était limité et qu’il fallait inventer une langue qui ne nous contraindrait pas ? Avaient-ils raison ? Ou est-ce, au contraire, les contraintes de la langue, l’obligation d’être compris, qui stimulent le génie ?

(Quant à Maria Jollas, qui était américaine, ses titres de gloire auraient été son combat contre la guerre du Vietnam, et d’avoir été une grande traductrice.)

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