Voilà ce que l’on entend :
- Le ruissellement. La politique des gouvernements occidentaux. Il faut libérer les démiurges créateurs (modèle GAFA), les premiers de cordée, parmi lesquels se retrouve naturellement notre élite gouvernante. C’est le fantasme spéculatif du château en Espagne. Depuis 40 ans, au moins, bulle spéculative après bulle spéculative, les démiurges ne créent que du rêve et aspirent les fonds destinés au progrès de la société. Cela va à l’encontre de toutes les observations (on n’ose plus parler de science, vu ce qu’on lui a fait dire !) : c’est la société, dans son ensemble, qui est créatrice, pas l’individu. Résultat : cercle vicieux et prédiction auto-réalisatrice. Déclassement de la classe moyenne, des PME, des territoires, des banlieues, et crises sociales, appauvrissement du pays, qui n’a plus les moyens d’assurer sa sécurité…
- La transition climatique. Parent pauvre des travaux sur les limites à la croissance, elle produit deux courants. Certains disent qu’il faut tout lui sacrifier, d’autres nient la menace. En fait, nous avons tous, sauf peut-être les démiurges, maîtres et possesseurs de la nature, une conscience environnementale. Seulement, les mesures réclamées demandent aux victimes de la théorie du ruissellement de faire des sacrifices : ils se révoltent. Résultat : les courants dits « populistes » la nient. Solution de facilité.
- L’anarchisme (quelqu’un a-t-il un terme plus juste ?). Pour lui, l’économie, le progrès, l’Occident… c’est le mal. Sous les pavés, la plage ! Raisonnement indigent. Notre société n’est qu’effets néfastes. La médecine tue, la justice condamne l’innocent et profite au criminel, la nourriture est malsaine… Faut-il les supprimer ?
Tout ceci n’aurait-il pas quelque-chose en commun ? Idéologie ? Autrement dit, rationalisation d’intérêts ? Conséquence : on n’est pas sortis de l’auberge ?
Impasse ? (A suivre.)