Jean Rouch appartient à la génération des Cousteau, Tazieff, Paul-Emile Victor… Ces hommes d’après guerre, qui furent à la fois aventuriers et scientifiques. Aventuriers avant tout. La science n’étant peut-être qu’un prétexte à l’aventure.
Ingénieur, il était devenu anthropologue et réalisateur autodidacte de films.
Je l’ai découvert dans une émission que lui consacrait la radio publique en 1966. On y entendait un de ses films : la chasse au lion à l’arc. Un film interdit en Angleterre, pour cause de violence faite aux animaux. Une fascinante plongée dans un monde oublié.
(Il disait aussi qu’en son temps, on pouvait entrer au CNRS sans avoir le bac. Il me semble que cela tient au tout petit nombre de gens qui étaient instruits et au très haut niveau des études secondaires. Comme on apprenait beaucoup, prolonger ses études pouvait être une perte de temps, en particulier pour les écrivains de talent.)