Sans textile

Une de mes tantes appelait les naturistes des « sans textile ». La France est-elle devenue naturiste ?

L’autre jours, je discutais de la question du textile en France. Un sujet dont on ne parle pas beaucoup est celui des fonds d’investissement. Ils ont eu la brillante idée d’acheter des marques connues et d’étendre leur marché en baissant leur prix, grâce à la délocalisation de la production. Résultat : le client ne s’y est pas retrouvé et la marque a disparu.

Une amie, une sorte de « trésor vivant » de la haute couture, a vécu une aventure de ce type. Seulement, je n’avais pas pris conscience qu’il s’était agi d’une stratégie systématique.

Quelle est l’étendue des dommages ? L’erreur est humaine, nous dit-on. Pourquoi ne cherche-t-on pas à en tirer parti, en examinant notre passé ?

(Curieusement, on assisterait à la création d’un grand nombre de « jeunes marques ». Mais sans avenir : à leur origine seraient des Bobos, une expérience personnelle leur aurait fait croire à un manque ; ils créeraient leur marque pour y remédier, sans rien connaître au métier ou à la gestion d’entreprise.)

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