Dans les mémoires de De Gaulle, il y a quelque-chose de curieux. Il ne parle pas des « collabos », autrement que pour dire qu’ils se sont fourvoyés. Et pourtant, il a été condamné à mort, et sa famille a été dénoncée et déportée, et a vécu un calvaire… En revanche, ce qui semble le déconcerter, c’est la tendance de ses véritables opposants, les politiques et la presse français, de s’aligner sur les positions des étrangers, quand il défend les intérêts de la France.
Ces gens ont été au pouvoir et, effectivement, la France s’est alignée sur l’étranger.
En même temps, je n’arrête pas de recevoir des mails me disant que l’Amérique est l’ennemie, et la Russie l’amie. Mais elles ne sont ni l’une ni l’autre. Elles défendent seulement leurs intérêts. Et elles le font d’une façon qui n’est pas favorable aux nôtres. C’est à nous de nous faire respecter. (Sans compter que pactiser avec M.Poutine, c’est accepter qu’il annexe à nouveau l’Europe de l’est.)
Mais qu’est-ce qui nous pousse donc à être des collabos ? De Gaulle nous a rendus un mauvais service en jugeant cette question irrespectueuse.