Pensée pour jour des morts ?
Lorsque j’observe les institutions d’enseignement par lesquelles je suis passé, deux semblent promises à une fin peu glorieuse : Centrale et l’Insead. Une autre, Cambridge, est indestructible. Et, pourtant, elle est aux prises avec un wokisme qui s’est saisi de tous ses organes de communication.
Qu’est-ce qui rend une organisation durable, ou non ?
Je pense que la France donne l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Centrale et l’Insead sont, comme notre pays, des constructions théoriques avec un pouvoir jacobin. La théorie est rapidement pervertie et tend à donner son contraire, un pouvoir fort offre à l’incompétent la capacité de démolir l’édifice.
Cambridge, par contraste, est résilient. Il n’y a pas de chef, sinon sous une forme de potiche, mais tout un écosystème compliqué de collèges et d’institutions d’enseignement et de recherche, qui cultivent leurs rites exotiques et poursuivent leur petit bonhomme de chemin depuis 800 ans.
Travaillez, prenez de la peine… ?