Solitude

La question de la solitude a préoccupé la religion et la philosophie.

Comme souvent ce que l’on entend par là n’est pas évident. Il semble que ce soit un état propice à une forme de découverte. Découverte de soi, de la nature, de quelque valeur fondamentale. Mais aussi, pour Pascal, lieu de confrontation avec ses angoisses existentielles.

Je me reconnais dans ce que je comprends de l’opinion de Montaigne : la solitude permet d’assimiler l’expérience. Sans expérience, pas de pensée. Mais sans moment à soi, pas d’analyse.

Ce besoin de « temps à moi », fait peut-être que je n’ai jamais réussi à rester dans une entreprise, et même qu’une mission de conseil, lorsqu’elle dure, m’oppresse. Dès que je quitte la contrainte, mon cerveau se met à marcher. C’est à quoi me servent les vacances, actuellement.

Mon opposé est le « politique ». Il « pense sur ses jambes ». Sa vie n’est que sociale. Il n’est jamais aussi bon que lorsqu’il est victime d’un complot.

A chaque personne sa solitude ?

(Idées venues par In our time, de la BBC, qui, curieusement, ne parlait pas de Pascal.)

Laisser un commentaire