Un « data scientist » d’une multinationale disait qu’il n’y en avait que pour l’intelligence artificielle générative. Pas de place pour autre chose, dans la grande entreprise.
Malheureusement, l’on ne peut pas savoir si elle n’a pas inventé ce qu’elle dit. Si quelqu’un pouvait mettre au point un algorithme démontrant ses dires, il ferait fortune !
Ce à quoi j’ai failli répondre que c’était à l’homme de faire ce travail.
En bref, l’IA générative est un désastre. Un autre participant à la discussion remarquait que c’était une mode comme celle qui l’ont précédée. Le « big data », en particulier, aurait tenu 4 ans.
Si l’on avait encore des scientifiques, il y aurait là, pour eux, une question à étudier : comment de telles modes peuvent-elles s’installer ? Effet pervers de la vie en société ? L’individu y perd le sens critique ? D’abord, il y a de très puissants intérêts économiques et des professions entières, consultants en tête, qui ne vivent que de la nouveauté pour la nouveauté ? Puis, le client, qui, pour triompher dans la lutte au perchoir ou faire croire à l’actionnaire qu’il fait des miracles, a besoin du père Noël ? Finalement, l’actionnaire-spéculateur sent ce que va aimer le marché ? Rien de bien différent de la mode vestimentaire, au fond ?