Le jugement de l’histoire n’est probablement pas tel que le pense M.Hollande : il a des hésitations. Périclès a souffert de 2000 ans d’oubli. Jusqu’à être redécouvert lorsque la démocratie est redevenue à la mode. (Il ne faut pas la confondre avec la « république ».) Voilà ce que j’ai entendu dire à In our time, de BBC 4.
Pour moi, Périclès, à tort ou à raison, évoque trois idées :
- Le dangereux pouvoir du charisme sur la démocratie. Périclès était une sorte de Bill Clinton, je soupçonne.
- La tentation impérialiste de la démocratie. Athènes avait asservi ses alliés, ce qui a provoqué la guerre du Péloponnèse.
- Le danger de la raison pur. Périclès engage Athènes dans la guerre du Péloponnèse, cause de la fin de la puissance grecque, sur un beau raisonnement : nous dominons la mer, enfermons-nous dans nos murs : les Spartiates ne peuvent rien contre nous.