Débat sur la conquête de l’espace (un précédent billet), France Culture. Une participante répète, « il faudra décroître ».
La décroissance est une croyance, ai-je pensé. Un dogme. Car « croissance » recouvre tout et son contraire. Personne n’est mécontent de voir son enfant « croître ». Quelqu’un qui ne croît pas est un nain. L’histoire de l’univers est une question de croissance : les atomes se combinent en molécules, qui deviennent elles-mêmes des êtres complexes.
Et c’est peut être ce que cherche à mesurer notre « croissance », le PIB. Ces combinaisons de plus en plus complexes et sophistiquées ? Et c’est peut-être, au contraire de ce que disait la dogmatique interviewée, ce qu’on reproche à notre mesure de la croissance : prendre pour de la croissance ce qui ne l’est pas ?