On nous dit : puisque l’IA a défait tel ou tel champion, l’IA est plus forte que l’homme. Mais, alors, les chevaux devraient nous remplacer puisqu’ils courent plus vite que nos champions ! Le professeur Marcotorchino avance des éléments plus rationnels. L’IA moderne est caractérisée par :
- De « vieux » algorithmes qui deviennent utiles, parce que l’on dispose de masses des données. (Encore que, il ne faut pas se laisser emporter par un enthousiasme excessif : ces données ne sont disponibles que dans un cas minime de situations.)
- Une puissance de traitement informatique sans précédent, grâce, notamment au cloud et au calcul en parallèle.
- Une utilisation massive des techniques « d’apprentissage » permises par des avancées en mathématiques, notamment de la théorie de la « géométrie de l’information » (transport optimal de Cédric Villani) et de linéarisation (la linéarisation, est une technique qui consiste en un changement d’espace mathématique, qui transforme des problèmes généralement quadratiques en problèmes linéaires).
N’est-ce pas le cas de toutes les innovations ? Ce qui me frappe lorsque je visite le musée des Arts et Métiers est qu’entre l’idée et la réalisation, il y a eu des décennies de bricolages, parfois risqués. L’IA est-elle suffisamment séduisante pour que l’on fasse assez de sacrifices pour qu’elle éclose ?