Expérimentation Google+

Cela fait une semaine que j’ai un compte Google+. Silence total.

Ce type de réseau social doit être alimenté par un flux d’informations. C’est du twitter ou du blog, mais en vase clos.
Or, à de rares exceptions, les gens avec qui j’aurais envie de converser dans un tel cercle, sont irrémédiablement réfractaires aux réseaux sociaux. Pour le reste, j’ai déjà un blog.
Google+ serait-il destiné aux collectivités de leaders d’opinion des TIC ?

Les médias contre les réformes

Pourquoi M.Obama n’arrive-t-il pas à faire entendre raison à ses concitoyens ? En parti du fait

du développement de la télévision câblée partisane et de la cacophonie de la blogosphère (qui a) donné le pouvoir aux semeurs de confusion. (Dicing with debt and the future)

Ennuyeux. Internet semble annoncer une ère de médias éclatés (Fin des mass media). Ère d’irresponsabilité et de guerres fratricides ? 

Blogspot change

J’ai lu quelque part que Google « souhaiterait aussi réunir sous la marque Google plusieurs services de l’entreprise, tels que Picasa et Blogger ». Est-ce pour cela que l’interface de gestion de Blogspot a changé ?

L’éditeur de saisie s’est amélioré mais l’abricot et le bleu de l’interface ne sont pas du meilleur effet. Et il y a des bugs. Par exemple, les statistiques concernant certains billets ne sont pas les mêmes à différents endroits. Et, de temps à autres, blogspot me dit que mes billets ont été lus par mois une personne.

Et mon type de blogging, qui consiste à écrire des billets qui paraissent longtemps après ne paraît pas avoir été prévu : l’interface de saisie de dates est particulièrement peu pratique, et me semble buggé.

Bref, Google est certainement porté par des sentiments louables, mais ne connaît pas la « compatibilité ascendante ».

Killer app de Google+ ?

Google+ peut-il rejouer, vis-à vis de Facebook, Microsoft contre Netscape ? Éternel problème de marketing : le nouvel entrant face au concurrent installé.

Avec Google+, plus de demande (difficile à refuser) de rejoindre le réseau d’une personne. L’effet réseau est obtenu en choisissant ceux que l’on veut informer. Ils peuvent refuser l’invitation, et qui sont ou non des utilisateurs de Google+.

Google+ permet de dire non poliment à des gens à qui on ne peut pas dire non. Donc de débarrasser son réseau « d’amis » Facebook de ceux qui ne l’étaient pas vraiment, ou ne le sont plus. (How Google+ Will Balkanize Your Social Life)
Si les réseaux sociaux peuvent être facilement piratés, pourquoi leur valorisation est-elle aussi élevée… ?

Compléments :

  • Hervé Kabla se demandait comment il se faisait que Google, ayant depuis plusieurs années les briques techniques qui lui permettait de nuire à Facebook, ne l’avait pas fait. Manque de réactivité peut-être. En tout cas, cela lui a peut-être permis de voir la faille de Facebook. (En leur temps les Japonais laissaient à un concurrent innovant le temps d’explorer une niche, avant de l’en déloger et de développer agressivement le nouveau marché. Facebook, un peu japonais ?)

Google+

Ce qu’il y a surprenant avec Google+, n’est pas tellement que Google veuille ennuyer Facebook, mais la prise en main de cette innovation par Hervé Kabla.
Il s’achemine déjà vers la centaine de contacts, et sature le système de ses commentaires, lapidaires. (Serait-ce lui qui l’a fait s’effondrer ?)
Hervé Kabla : le Kasparov du média-social ? La seule personne capable de produire vingt idées à la minute ?
Compléments :
  • Et très supérieur à Einstein, qui pensait que l’on n’avait qu’une idée par vie.
  • Mais, moins populaire que Mark Zuckenberg.
  • Curieusement, il n’a pas encore investi la rubrique vidéo. 
  • Et pourquoi choisit-il une photo qui lui coupe le haut de la tête ? (Par modestie, pour masquer son aura ?)

Ami Facebook

Facebook : une fille refuse sa mère comme amie.
Ça me semble logique : mère et fille n’appartiennent pas aux mêmes communautés. D’ailleurs, il suffit de suivre une conversation pour constater que les générations ne partagent pas le même langage, et encore moins la même orthographe. 

Réseaux sociaux et identité humaine

Le rôle de la communication, de l’échange, avec l’autre serait de nous assurer de qui nous sommes,  « après tout, il ne peut pas y avoir de mère sans un enfant ». C’est du moins ce que dit Paul Watzlawick, dans un livre que je commenterai d’ici peu.
Cela explique-t-il la vogue du web social ? S’il y a autant de pages Facebook ou de tweets, c’est parce que nous ne nous sentons pas très sûrs de notre identité et nous en demandons confirmation ? J’ai beaucoup « d’amis » (au sens de Facebook), donc je suis ?
Mais alors pourquoi y eût-il des coureurs de bois, des ermites, ou Bernard Moitessier ? Leur personnalité était suffisamment solide pour ne pas nécessiter de confirmation ?