blogAngels, présidentielle, candidats et réseaux sociaux

Candidats à la présidentielle socialement actifs : blogAngels démarre une série d’études de leurs pratiques digitales.  
Premier acte : Hervé Morin. Pas loin du zéro absolu. Pourtant ayant aussi peu d’intentions de vote, n’aurait-il pas tout intérêt à se faire connaître ?
Attendons les prochaines analyses, mais il semble déjà que nos candidats sont peu à l’aise avec les médias sociaux. Marine Le Pen s’en tire, curieusement, (relativement) le mieux.
Barack Obama a fait des médias sociaux le moteur de son élection. Il vient même d’adopter Instagram, une innovation. Pourquoi n’en est-il pas ainsi des candidats français ? Les médias sociaux n’ont aucun impact en France ? Nos politiques n’ont pas compris ce qu’ils pouvaient en tirer ? Ils ont hérité leurs usages de l’Ancien régime, et sont incapables d’en changer ? 

Le commerce électronique ne fait pas de détail

Parmi les changements que nous promet Hervé Kabla, il y aurait celui du commerce de détail européen, qui emploie aujourd’hui 17,4m de personnes, peu qualifiées.

Apparemment de nouvelles directives européennes devraient favoriser le développement du commerce électronique, ce qui pourrait avoir l’impact d’une lame de fond sur le petit et le grand commerce, d’autant plus que les protections qui les entourent ne sont pas favorables au consommateur.  (Schumpeter: The coming retail boom | The Economist)

Compléments :
  • J’imagine que cela devrait aussi être favorable aux transporteurs. Quid du développement durable ? 

La globalisation joue pour Ponzi

Ponzi a le vent en poupe aux USA, au moins. Son terrain d’élection : la confiance. D’ailleurs les réseaux sociaux ont été une bénédiction pour lui. (Fleecing the flock)

Si j’en crois le billet précédent, la globalisation est naturellement favorable à l’escroc. Double effet : désir de gain rapide, et nécessité de se protéger. Dans ces conditions, nous sommes sans défense face à un ami qui veut nous enrichir… 

Facebook vaut-il cent milliards ?

Facebook devrait lever 5md$ rapidement, et beaucoup plus en mai. L’entreprise serait évaluée à 100md$. Vaut-elle autant ?

Elle aurait un chiffre d’affaires entre 4 et 4,5md$, une marge supérieure à 50% et récupérerait une partie notable de l’affichage publicitaire Internet aux USA. Cela justifie-t-il une telle valorisation ? D’autant que l’enthousiasme pour Facebook pourrait être en passe de tiédir…

En fait, la valeur de Facebook est liée à l’atteinte d’un Graal qui remonte à la bulle Internet : on lui prête la capacité d’inventer un algorithme qui transforme l’information qu’il reçoit de ses utilisateurs en une indication utile pour l’entreprise.

Facebook est ce que les financiers appellent une « option ».
Compléments :

Google, LinkedIn, social networks et bigbrotherhood

J’ai reçu un mail de Google (« Nouvelles règles de confidentialité et conditions d’utilisation de Google ») que je n’ai pas compris. En fait, Google peut maintenant combiner les données venant des applications que vous utilisez (dont Android) pour en tirer des tas d’enseignements. Par exemple, que vous allez arriver en retard à un rendez-vous, si vous ne changez pas de route. Il va aussi fusionner vos adresses en une seule, ce qui peut faire que ceux qui se croyaient anonymes ne le seront plus. (How Google’s New Privacy Policy Could Affect You: Scientific American)
Peu de temps après, m’arrive un mail me disant :

« Without attracting too much publicity, LinkedIn has updated their privacy conditions this summer. Without any action from your side, LinkedIn is now permitted to use your name and picture in any of their advertisements.
Some simple actions to be considered to stop the above by LinkedIn:
1. Place the cursor on your name at the top right corner of the screen. From the small
pull down menu that appears, select « settings »
2. Then click « Account » on the left/bottom
3. In the column next to Account, select the option « Manage Social Advertising »
4. Finally un-tick the box « LinkedIn may use my name and photo in social advertising »
5. and Save

Je commence à trouver tout ceci très compliqué. Va-t-on devoir jouer au gendarme et au voleur avec des multinationales qui ne peuvent que nous surclasser par leurs moyens ? Ne serait-il pas temps que le législateur se penche sur le sujet ? 

Réseaux sociaux et mode : Instagram

Facebook et Twitter sont d’un autre temps : ne demandent-ils pas d’écrire ?

Voici enfin un réseau social pour les jeunes : Instagram. Plus que des photos (ou des vidéos), mécaniquement branchées.
Le réseau social et sa succession de modes dit-il quelque-chose sur l’Amérique ?
Une société construite sur la recherche de la fortune instantanée, et sur l’exploitation des modes. La start up n’y devient jamais grown up. Elle a disparu avant. Ce n’est pas grave, ses fondateurs sont riches. 

Les vices de wikipedia

Je suis amené, coup sur coup, à comparer les versions françaises et anglaises de wikipedia. D’abord pour « Henriette d’Angleterre », puis pour « coût de transaction ». J’obtiens des résultats différents en ce qui concerne ce que cherchais. (Les amants possibles de la première, et le rôle de Kenneth Arrow dans l’usage du second.)

Limites de wikipedia ? Seul un expert peut parvenir à une maîtrise suffisante d’un sujet pour en faire une synthèse convaincante ? Accumuler des citations donne du « ni fait ni à faire » ?

Compléments :
  • Un reproche, cette fois-ci systématique : des références généralement inutilisables pour lancer sa propre recherche.

Choisir un président (1) : JS. Mill

Comment voter ? Début d’une série de billets sur des théories qui traitent du sujet.

Sont-elles décisives ? Je soupçonne que ce qu’elles ont d’utile n’est pas les solutions qu’elles nous apportent, mais les questions qu’elles nous posent. Pour cette raison les exercices d’application au cas de notre prochaine élection sont laissés au lecteur.

Premier sur l’estrade : John Stuart Mill. Il donne des critères de sélection un peu surprenants.
  • Contrairement à ce que l’on tend à penser, il n’est pas essentiel que notre représentant partage nos valeurs. Du moins, en dehors des valeurs essentielles. Ce qu’il faut trouver c’est quelqu’un qui sache affronter un monde imprévisible, raisonner bien et prendre des décisions justes.
  • John Stuart Mill aimerait un système qui mette les personnalités exceptionnelles aux vus et aux sus de la nation, et qui permette de les choisir. Le bon représentant du peuple, selon lui, est celui qui ne veut pas être élu, qui n’est poussé que par l’intérêt de la nation. Bref, il ne semble pas très bien disposé vis-à-vis des partis politiques.
Compléments :
  • Pour plus de détails sur la position de John Stuart Mill : Gouvernement représentatif.
  • Les médias sociaux d’Hervé Kabla sont-ils un moyen de faire connaître par la nation quelques personnalités exceptionnelles, de les faire échapper à l’emprise des partis politiques ?  

Le chirurgien distrait par Internet ?

Danger ? Le personnel hospitalier serait-il distrait (comme nous tous) par les réseaux sociaux pendant qu’il travaille (opère) ? (Le « cauchemar numérique » hante les hôpitaux – LeMonde.fr)

D’ailleurs la question ne se pose-t-elle pas aussi pour d’autres occupations à haut risque ?
Démonstration que l’innovation nécessite un « accompagnement du changement » ? L’homme n’est pas naturellement prêt à la nouveauté, et a besoin d’un apprentissage pour en tirer le meilleur ? D’autant plus que le « marché » tend à exploiter nos faiblesses (par exemple notre amour des graisses ou du sucre) ?

Les médias sociaux menacés par le bruit ?

The Economist (Too much buzz) semble emboîter le pas à notre conversation concernant l’impact des médias sociaux sur notre vie : une « tornade de bruit ». 

Pour les émetteurs d’informations, le nouveau monde sera coûteux. Les entreprises devront investir dans encore plus de canaux de communication pour atteindre le même nombre d’oreilles. Pour les receveurs, ce sera la confusion. Tout le monde va avoir besoin de meilleurs filtres – éditeurs, analystes, cadres intermédiaires, etc. – pour extraire la signification d’un blizzard de bruit.