Et si vous changiez votre manière de communiquer sur Internet?

Les médias sociaux sont la grande révolution de ces dernières années. Ils ont fondamentalement modifié notre manière de communiquer, dialoguer, échanger sur Internet. Cette révolution touche aussi bien les organisations (administrations, associations, entreprises) que les particuliers.

Au sein de Media Aces, nous organisons tous les 3 mois des conférences pour anticiper les changements induits par l’utilisation des médias sociaux en entreprise. La prochaine conférence a lieu le 6 mars prochain à l’ESG – Ecole de Management, av Philippe Auguste, Paris 11e. Avec des témoignages de CEGOS, HOURA.FR, de la CCI de MONTPELLIER et de MYSCIENCEWORK.

Prix des places 30€, inscription en ligne.

Ce qu'Internet a changé

Henri Kaufman a raison, Internet a tout changé 

Après cette rapide présentation, entrons dans le vif du sujet. Pour ce qui me concerne, j’ai choisi de parler du changement qu’introduisent les nouvelles technologies de l’information, et plus particulièrement Internet.

Cette expression de « nouvelles technologies de l’information et de la communication » – NTIC, c’est encore mieux, ça fait branché – me fait doucement rigoler. Qu’y a-t-il de nouveau dans des technologies dont les bases remontent aux années 70? Parle-t-on encore de nouveauté pour le TGV (1981), le téléphone mobile (1997) ou l’euro (2001)? Parle-ton de nouveauté à des jeunes (la génération Y) dont les premiers moments dans la vie ont été peut-être transmis, par photo numérique interposée, dans le corps d’un email? Non, bien entendu. Alors pourquoi cette terminologie perdure-t-elle?

C’est que justement, ces fameuses NTIC sont nouvelles parce qu’elles introduisent des nouveautés que peu d’humains ont été capables d’adopter rapidement. Par peur, par immobilisme, par un je ne sais quoi de réfractaire à des outils pourtant d’une simplicité quasi enfantine. A condition d’y accorder quelques minutes d’attention.

Internet – et les NTIC, gardons les avec nous pour le moment – ont introduit trois changements importants:

  • Un changement en termes technologiques: la capacité de transporter de l’information d’un point à un autre n’est pas une nouveauté (cf. la TSF) mais ce qui est nouveau, ce sont les protocoles qui ont permis de développer des services par dessus.
  • Un changement en termes d’outils: Internet a donné un sacré coup de vieux à nombres d’outils dont nos aïeux s’enorgueillissaient, du téléphone à la radio en passant par la presse écrite ou le catalogue de la CAMIF
  • Un changement en termes de moyens: avec Internet, on peut, grossièrement, faire des choses dont on n’avait guère imaginé qu’elles fussent envisageables, ne seraient-ce que 30 ou 40 ans plus tôt. Paradoxalement, les auteurs de science-fiction se sont émerveillés devant les voyages sur Mars et la voiture volante, sans penser une seule seconde au réseau des réseaux.
Voici donc les thèmes de mes trois prochains articles à venir sur ce blog: changement dans les technologies, changement dans les outils, changement dans les usages.
A la semaine prochaine.

Liquidation de la presse ?

Faillites en série de la presse. Le journaliste est maintenant soumis aux lois d’Internet. C’est la jungle. Ce changement aurait été voulu pour liquider le statut des journalistes. Voilà ce que disait une journaliste, ce matin.

Je ne crois pas que qui que ce soit puisse être aussi intelligent pour organiser une telle manipulation. Par contre, je soupçonne que l’analyse est fondamentalement juste.

Journalistes et employés du livre se sont enfermés dans un rapport de forces conflictuel avec leurs employeurs, mais aussi avec leur lectorat à qui ils imposaient leur manière de voir. Ils n’ont pas (uniquement) perdu par un coup de Jarnac du grand patronat, mais parce qu’ils écrivaient des journaux dont personne ne veut.

Enseignements ?

  • La « défense des avantages acquis », la résistance obtuse au changement ne gagne pas. Les syndicats vont devoir apprendre à changer pour ne pas changer.
  • Quant à la presse, elle est sûrement à recréer. Se peut-il que le malheur de certains serve d’exemple aux survivants, qui se réforment à temps ?

Innovation mobile

Ces dernières décennies, l’innovation a été portée par les technologies de l’information et de la communication.

Après le PC, Internet, le smart phone, le « cloud »… Il paraît que l’avenir est à une électronique grand public, et qui s’adapte à l’homme, et non l’inverse.
Signe des temps, alors que l’innovation d’après guerre était tirée par la défense, celle-ci vient du marché.
Question : est elle une avancée aussi significative que les vagues d’innovation précédentes (les transports, l’énergie, les premiers progrès médicaux, l’électroménager…) ? Ou y a-t-il rendements décroissants ?  
Compléments :

Sites payants

Fin de l’accès gratuit aux sites des journaux américains. Ou, du moins, forte tendance.

Raisons : la technologie pour ce faire est facile à utiliser ; Apple a réussi à faire payer ce contenu, il n’y a pas de raison qu’ils demeurent gratuits quelque part ; les revenus publicitaires sont en baisse rapide.

De ce (dernier) fait, les éditions papier devraient aussi voir leur prix augmenter, d’autant que leur lectorat restant est relativement captif. (Another brick in the wall)

Paradoxe ? Au lieu de donner la victoire à la gratuité, Internet aura augmenté la difficulté d’accès à l’information ? 

Dropbox

Dropbox offre un emplacement de stockage de ses fichiers indépendant de son ordinateur. Du coup, on peut y avoir accès de partout. Les deux premiers gigaoctets sont gratuits.

Intérêt supplémentaire : gestion de versions, qui évite de garder les étapes successives d’un document.

Inconvénient : dépendance du débit de sa ligne Internet (il faut un temps fou pour télécharger un dossier), ou d’un accès au réseau de son opérateur mobile, et lenteur d’ouverture des gros documents (cf. les présentations).

Danger : c’est une start up, risque de faillite ?

iPhone

Il y a quelques temps je me suis converti à l’iPhone. Lorsque je donnais des cours de marketing, je me serais traité de « late adopter ».

Et, effectivement, je ne suis pas doué pour la nouveauté. L’iPhone n’a vraiment pas été aussi simple à maîtriser que je m’y attendais.
  • J’ai été surpris de voir que sa logique était différente de celles auxquelles j’étais habitué. La manipulation de l’écran avec les doigts demande aussi un apprentissage et la taille du clavier m’a fait comprendre que j’avais tort de penser que j’avais une main distinguée. Mais je m’y suis fait.
  • Reste une apparente incompatibilité d’humeur entre SFR (mon opérateur mobile) et Orange (ma messagerie), un accès à Internet sur lequel on ne peut pas compter, et une perte de contrôle d’Outlook à laquelle j’ai remédié en modifiant des options apparemment sans rapport (par contre l’intégration de gmail est épatante). Et aussi une sensibilité à fleur de peau qui déclenche des appels téléphoniques involontaires.
L’exploit d’Apple, à mon avis, est d’avoir réussi à mettre au point un système d’exploitation qui se lance en un clin d’œil. Il serait bien que les fabricants de PC s’en inspirent. 

Avenir de l’édition

Le livre semble promis au même avenir que la musique ou le film. Un « contenu » dématérialisé.

Le plus curieux dans cette transformation est peut-être le sort des libraires. En, effet, ils étaient bien plus que des distributeurs, un véhicule essentiel du marketing du livre. (Great digital expectations)

Les auteurs vont-ils devoir être plus des marketers habiles que des écrivains talentueux ? Cela nous promet-il quelques décennies de produits littéraires ?