Rien ne va plus

M.Trump se moque de Taiwan et impose des droits de douane de 25% à l’Europe. La BBC, ce matin, ne savait plus quoi penser.

M.Trump est une sorte de virus. Il n’obéit à rien de ce que l’on enseigne à l’école. Ce qui est vrai et juste est ce qui lui passe par la tête. Les nobles d’antan auraient parlé de « bon plaisir ».

D’une certaine façon, cela explique son succès : il prend en défaut tout ce à quoi nous avons été déformés pour croire dur comme fer. (En cela, il n’est pas très différent de l’entrepreneur américain moyen, et, probablement aussi, du gangster.)

Comment le corps social va-t-il réagir au virus ?

(PS. Le virus a le doigt sur le bouton atomique…)

Les épidémies

Nous nageons au milieu des virus ! Le virus est partout.

Le virus qui crée une épidémie est donc une infime exception. Ce serait un virus qui passe d’une espèce à une autre. Or, les animaux nous ayant précédés dans l’évolution, ils ont eu le temps de se familiariser avec beaucoup plus de virus que nous… Pour les mêmes raisons, les voyages transmettent les épidémies. (Voilà qui n’entrait pas dans les équations des économistes qui ne voyaient que des bienfaits à la « globalisation » ! Et pourtant, ils sont tellement intelligents !)

L’épidémie semble être, en tous cas, une pathologie sociale. Autant elle paraît créée par les mouvements de population, autant l’arme la plus efficace contre elle semble sociale, l’éducation, par exemple.

(D’après In our time, de la BBC, qui fut prescient, puisque l’émission parlait déjà de globalisation et d’épidémie bien avant le coronavirus. A noter une curieuse remarque d’un invité : la médecine avant les années 20 faisait plus de mal que de bien.)

Le virus est bon pour la santé

Le virus contre le cancer : une partie de notre ADN est virale ; on vient de découvrir que cet ADN viral pouvait détruire les cellules cancéreuses. Il se trouve aussi que cet ADN est lié à des rétrovirus, d’ordinaire présentés comme l’espèce la plus redoutable. (Article de la BBC.)

Biais de confirmation. Il me semble que les virus ne sont pas mauvais en eux-mêmes. La vie est, en quelque-sorte, une lutte pour la coopération. La paix ne peut se faire qu’entre braves.

Fin d'épidémie ?

Lorsque l’on a commencé à parler de la version « petit o » du coronavirus, on a entendu dire qu’elle semblait avoir des caractéristiques qui rendraient inefficaces les vaccins actuels, et qu’elle paraissait relativement bénigne. Elle ne tuerait pas. (Mais, elle a commencé en Afrique, qui a une population beaucoup plus jeune que la nôtre, et donc moins à risque, si le nouveau virus se comporte comme l’ancien.)

Intelligent virus ? Il nous propose une sorte de paix des braves ? On le laisse passer, et il ne nous tue plus ? 

Est-ce pour cette raison que les virus ont une telle part dans notre ADN ? Le virus, agent du changement génétique ? 

Pas très scientifique tout cela, mais c’est une belle histoire. En tout cas, cela a une conséquence pratique. Si c’est le cas, il n’est peut-être pas intelligent de concevoir un vaccin qui l’arrête. Car, qui sait ?, notre petit o pourrait laisser la place à une version pi bien plus méchante. Et si la nature obéissait à la loi du Talion ? 

Drôle de vaccin

Dans ma jeunesse, il y avait un magicien qui ratait ses tours. En est-il de même avec le vaccin anti covid ? Apparemment, il n’empêche ni d’attraper, ni de diffuser la maladie. Au mieux, il réduirait sa dangerosité et l’engorgement du système médical. (Ce qui est peut-être tout ce que demandent nos gouvernants.)  Mais, il y a beaucoup de confusion quant aux résultats des études qui sont menées. Et la confiance ne règne pas. (La troisième injection, que recommandent certains n’aurait-elle pas des enjeux financiers ? lit-on.) – Article de Financial Times.

Pourquoi ce vaccin ne marche-t-il pas aussi bien que le BCG ?

Peut-être parce que c’est un des premiers vaccins qui donne, tout de même, des résultats face à un virus. Le virus, jusque-là, défiait le vaccin. 

Qu’il continue à jouer au chat et à la souris avec celui-ci montre probablement que nous ne comprenons pas comment fonctionne le corps humain et ses mécanismes de défense. Voilà qui devrait être un passionnant sujet de recherche !

(« A rise in vaccinated people becoming infected with coronavirus has cast doubt over the lasting efficacy of Covid-19 vaccines, according to new studies, including one that found protection gained from the BioNTech/Pfizer shot declined more rapidly than that from the AstraZeneca jab. ») 

Vital virus ?

On en apprend tous les jours sur le virus. D’après ce que j’avais compris, c’était du « non vivant », qui avait besoin du vivant pour se reproduire. Or, il semble bien que, sans lui, ce que nous trouvons le summum du vivant, le noyau de nos cellules, n’ait pas existé. En effet, on découvre que certains virus construisent des « fabriques » pour se reproduire, et que ces « fabriques » pourraient avoir été adoptées par nos cellules comme noyau. Mieux, ces noyaux auraient conservé leur équipement viral, ce qui leur donnerait la capacité d’absorber ce qu’ils trouvent désirable dans leur environnement. 

Un nombre croissant de preuves a convaincu certains chercheurs que le noyau aurait pu naître d’un partenariat symbiotique identique à celui qui aurait produit des mitochondries. Une différence cruciale, cependant, est que le partenaire responsable du noyau n’est peut-être pas une cellule, mais un virus.

Ce n’est qu’une hypothèse (article de Quanta), mais elle montre à quel point il est dangereux de parler en termes de « bien et de mal » et à quel point les hypothèses implicites que véhiculent le langage sont redoutablement dangereuses. 

Pas de vie sans virus ?

Les virus ? Des morceaux d’ARN qui flottent dans l’espace, et qui ont « besoin » de l’ADN (du nôtre en particulier) pour se multiplier. Dans certains cas, ils peuvent y rester ad aeternam. Sans causer de dommages. Au contraire. Alors ils se transmettent. Sans le virus, l’homme n’existerait pas. (Article.)

Et si le virus était, tout simplement, le mécanisme d’évolution de la vie ? Des « éléments » constitutifs, qui cherchent à s’assembler, pour créer, sans cesse, du neuf ?

Pourquoi, alors, le virus peut-il mal tourner ? Il est tentant de penser à une théorie d’Emile Durkheim. Selon lui les sociétés ont, en quelque-sorte, des principes fondateurs, par exemple l’innovation. Et ces principes conduisent à du bon (innovation comme progrès), mais aussi à du mauvais (innovation comme triche). On ne peut rien y faire, le principe sera toujours mal interprété. On entre dans le domaine du « pathologique », lorsque le taux normal de néfaste est dépassé. Il faut rétablir l’équilibre. Il en est de même du virus ?

L'Angleterre nationalise

Mme Thatcher doit passer un mauvais moment. Ses descendants, les conservateurs britanniques, nationalisent les compagnies ferroviaires !

Enseignement : l’Etat, c’est à dire la société (nous), est l’assureur de dernier recours de l’entreprise. La société est une assurance, autrement dit.

Faut-il affirmer, avec l’économiste Frank Knight, que c’est l’assureur en dernier recours qui possède une société ?

 (Le Financial Times :

The British government has suspended the UK rail franchise system in a move that effectively nationalises any losses by railway companies for the next six months — in the latest sign of how the coronavirus pandemic is blighting the economy. The Department for Transport announced on Monday morning that it would temporarily end normal franchise agreements and transfer all revenue and cost risk to the government for at least half a year. Operators will continue to run services day-to-day for a small management fee under an “emergency measures agreement”, it said.)

Cyber transformation

J’ai découvert que les entreprises prennent le cyber risque très au sérieux. Le paradoxe de la situation tient à ce que le cyber risque n’est pas chez elles, mais chez leurs partenaires. Qu’un client ou qu’un fournisseur ait son système d’information paralysé par un virus, et leurs affaires peuvent mal se finir. (Article.)

Nous sommes liés les uns aux autres comme jamais nous l’avons été ! Dire que les libertaires ont cru un moment qu’Internet serait leur triomphe !

Antivirus

Votre ordinateur est infecté par des antivirus mortels. Croyant que le message vient de mon ordinateur, je fais ce que l’on me dit. Mais j’ai un doute. Il n’est pas une émanation d’Apple, mais de MacKeeper. Je me renseigne chez Wikipédia. A mots couverts, il y est expliqué que ce n’est pas une entreprise très recommandable. Du coup je lance l’antivirus qui est installé sur mon Mac. Il me conseille d’éliminer MacKeeper. 
Il y a quelque chose de l’évolution de notre société dans cette anecdote. On y divise les tâches, et cela fait que certains (les banquiers ou les informaticiens) ont des connaissances que nous n’avons pas. Ils ont trouvé qu’il y avait là un moyen élégant pour tirer profit de nous. C’est le principe de l’oligarchie moderne.