On me disait que les gens extrêmement riches rêvent d’être éternels. Est-ce cet amour de la vie qui les a fait réussir ?
En même temps, j’entendais une émission traiter de cette question (Naked mole rates and life expansion, Naturebang, BBC4). Il semblerait que certains rats vivent particulièrement vieux. Cela tiendrait à ce qu’ils consommeraient peu d’oxygène (dangereux, apparemment), et qu’ils répareraient efficacement leur ADN. Et si nous les imitions ?
L’émission, aussi, disait que la mort donne du sens à la vie. On ne profite du moment que parce qu’il va passer.
En fait, c’est peut-être sur la société que l’impact de l’allongement de la vie serait le plus grand, ai-je pensé. Déjà, il a créé les grands parents, qui deviennent, au moins autour de moi, les véritables parents de leurs petits enfants. Et les conditions font l’homme, dit-on. Ensuite, contrairement à ce que nous ont affirmé les apôtres d’Internet, il est encore utile d’accumuler du savoir. On ne peut se contenter de moteurs de recherche. Car il se mélange au sein de l’homme et crée de la nouveauté. Plus on vieillit, plus on apprend, plus on crée.
Pour autant une longue vie rend-elle heureux ? Encore faudrait-il savoir ce qu’heureux signifie. Mais, je soupçonne que nos ancêtres avaient des existences beaucoup plus intenses que les nôtres. (Pour une raison que l’on trouvera plus haut.)