Landemain qui chante

M.Trump un temps s’est intéressé à la Corée du nord, il a envoyé des bombes sur l’Iran, maintenant il a enlevé le président du Vénézuela. Où cela le mène-t-il ?

Son plan semble être de s’entendre avec le gouvernement vénézuélien actuel (qui est celui de M.Maduro, sans lui) et de demander aux pétroliers américains de s’emparer du pétrole vénézuélien. D’après ce que je lis, ledit pétrole vénézuélien est d’un type particulier (« brut extra-lourd »). Il a besoin de retraitements extrêmement coûteux. Les installations nécessaires ont été laissées à l’abandon. Les reconstruire signifie des investissements très importants. Or, le pays serait aux mains de sortes de seigneurs de guerre. D’ailleurs rien ne garantit qu’il n’y aura pas une nouvelle nationalisation au départ du gouvernement Trump. Qui peut vouloir s’engager dans de telles conditions ?

Bref, tout le monde fait le mort en attendant que M.Trump soit pris d’une nouvelle lubie ? Et si c’était sa logique ? Faire la une des journaux ? Faut-il se demander quel est le prochain coup qu’il prépare ?

(Se pose surtout la question de l’Amérique latine et de bien des pays : ils semblent osciller entre des extrêmes. Le seul moyen de les en sortir serait-il économique ? Qu’ils parviennent à créer une économie propre, qui ne dépende pas seulement de leurs ressources naturelles ? La recette de la démocratie apaisée ?)

Juger Maduro

M.Trump annonce qu’il va juger M.Maduro. Apparemment, il l’accuse d’être un baron de la drogue. Ce qui apparemment est faux, ou ridicule en comparaison avec ce que pratiquent des gens que M.Trump trouve sympathiques.

M.Trump semble singer ce que d’autres ont fait avant lui concernant Noriega, les armes de destruction massive irakiennes… Mais alors, soit on avait des preuves, soit on a étouffé l’affaire.

Dans ce cas, que peut dire la justice américaine ? Soit elle nest plus une justice, alors qu’elle est la fondation de la société américaine, soit elle blanchit M.Maduro…

En tous cas, s’il y a une leçon à retirer de tout cela, c’est qu’il ne fait pas bon vivre isolé sans arme de destruction massive sous la main. Sage Corée du nord ? (Et qu’il serait bon de remettre en marche un droit international, si nous voulons éviter d’être le prochain Vénézuela – bien que nous ayons la bombe atomique mais pas de pétrole.)

President Donald Trump’s capture of Venezuelan leader Nicolas Maduro sparked widespread discussion on Chinese social media, with some users saying the operation offered a template for how Beijing could handle tensions with Taiwan

Bloomberg News (@bloomberg.com) 2026-01-04T06:31:24.730Z

Venezuela

J’ai encore tort. En réfléchissant au comportement de Trump, en début d’année dernière, j’en étais arrivé à penser qu’il allait utiliser son armée, la plus puissante au monde. Mais j’ai cru qu’il n’irait pas jusque-là. Erreur.

C’est d’autant plus idiot que son coup de main au Vénézuela est dans la plus pure tradition nationale. Bien sûr, d’ordinaire les excuses sont un peu mieux travaillées. Mais l’esprit doit être le même.

Alors, pourquoi le Vénézuela ? Il semblerait que la raison soit celle dont parlait un précédent billet. Les USA sont en guerre avec la Chine et lui signifient que l’Amérique latine, qu’elle a envahie, est leur Lebensraum. Pour le reste c’est « business as usual » : il y aurait du pétrole à récupérer et probablement des affaires immobilières pour la famille Trump.

Enseignement ? La loi de Poutine ? Lorsque je perds à la loyale, je me fâche et je fais appel à mon armée ?

Sauvons le Venezuela

5000 personnes quitteraient le Venezuela chaque jour. Conditions de vie difficiles. Ne devrait-on pas aider les Vénézuéliens ? N’y a-t-il pas d’autres peuples qui mériteraient, encore plus que les Vénézuéliens, un coup de main ?

L’entraide mondial est en panne. Elle ne s’est pas relevée des interventions récentes, guerre d’Irak ou encouragement des printemps arabes. Elles ont été pires que le mal.

A quoi ressemblerait une « bonne intervention » ?

  • Elle doit jouer sur des aspirations internes pour être légitime. En particulier, ce sont les « gilets jaunes » qui font la base des nations, et ce aussi bien en Amérique qu’en Iran, en Egypte qu’en Russie. C’est à dire des gens qui vivent de valeurs traditionnelles, dans la précarité. 
  • Elle doit faire émerger des structures politiques stables, ce qui signifie ne pas construire un édifice abstrait, et donner, éventuellement, un savoir-faire qui manque au pays. (Echec de la décolonisation.)
  • Elle ne doit pas imposer de l’extérieur une culture étrangère, qui entrerait en conflit avec la culture nationale. (Tentation américaine.)
  • Autre ? 

Venezuela

Lorsque l’on critique le gouvernement vénézuélien, issu d’Hugo Chavez, on dit d’ordinaire : attention, il va être remplacé par des ultralibéraux, sous domination américaine, dans la tradition sud-américaine. C’est peut-être juste, mais vues les conditions de vie du peuple, tout semble meilleur que sa situation actuelle. 
A moins qu’il n’y ait M.Mélenchon ? Après tout, il serait certainement plus présentable que le dirigeant vénézuélien. Et nous retrouverions ainsi une vieille tradition française : longtemps les cadets du Roi de France ont cherché la couronne de moindres pays : Pologne, Espagne… 

Vieille Amérique

« Même si la croissance potentielle repart un peu, l’Amérique va de plus en plus ressembler aux économies vieillissantes, à faible croissance, qu’elle méprisait ». Le chômage est faible, mais l’Amérique ne croît pas. Le moteur de son développement est grippé.
La France est enlisée au Mali. M.Hollande a voulu faire comme M.Mitterrand. Mais il n’avait pas les mêmes atouts. En Ukraine, « La colère sur le terrain peut-être en train de créer ce que Alexender Golts (…) appelle « une longue guerre partisane » ». Elle aurait échappé au contrôle de la Russie. Justice italienne. Cauchemar de l’économie. Cause culturelle, peut-être : ce qui compte n’est pas l’efficacité mais l’élégance intellectuelle du jugement… La Suisse, une confédération, pourrait-elle donner des leçons à l’UE ? Elle semble avoir tiré le meilleur des cultures qui la composent. Mais, « l’union monétaire suisse est arrivée après des siècles d’unité politique ». Remaniement ministériel en Angleterre. M.Cameron a constitué un gouvernement en vue des prochaines élections. Il a de bonnes chances de gagner, vue la médiocrité d’Ed Milliband. Gouvernement faible, et qui n’améliore pas les chances de l’Angleterre de rester dans l’UE. Israël et les Palestiniens. Pas une guerre mais recherche du retour au statu quo ante. Le Hamas est dans l’intérêt d’Israël, qui craint qu’il ne soit remplacé par Al Qaeda. Les frappes visent essentiellement ses membres, et leur famille. Aux USA, le monde politique se solidifie en deux camps, qui ne veulent pas se parler. Démocratie paralysée.
Venezuela. A la suite d’une grève, M.Chavez a licencié une grande partie des employés de son industrie pétrolière. Ils avaient une compétence rare. Ils sont partis faire la fortune des pays voisins. Les BRICS (ou la Chine, surtout ?) ont décidé de remplacer le FMI. Ambition : aider les pays en développement à investir dans des infrastructures de transport. Au Japon, la côte de popularité de M. Abe choit. « M. Abe est perçu comme ayant fait passer en force, contre la volonté de la plupart de la population, un changement historique de la politique de sécurité japonaise ». Les capitaux, les oligarques et les mafieux de la Chine continentale sont en passe de museler la presse de Hong Kong. Chine continentale dans laquelle les victimes de la nouvelle révolution culturelle, anti corruption, sont de plus en plus nombreuses. Nouveau gouvernement égyptien. Paternaliste et paralysé par sa dépendance aux intérêts spéciaux nationaux.
Qu’est-ce qui tire l’industrie pharmaceutique ? La recherche des failles de la législation. L’industrie pétrolière, elle, parie que le pétrole restera cher et  que les gouvernements seront incapables de combattre le réchauffement climatique. Après des années douloureuses, les affaires de l’industrie de l’armement repartent. Mais le marché est fragmenté et difficile. L’industrie de l’armement doit devenir efficace. Apple et IBM s’allient. Les forces d’IBM vont se mettre à vendre les produits d’IBM à l’entreprise. Leurs concurrents sont pris par surprise. Qu’attendre de Big data ? Pas de rupture, une optimisation à la marge, mais sur de gros volumes.  

Explosif Venezuela

Les riches sont menacés par les politiques de redistribution, et les pauvres par la possibilité de leur suppression. La plupart des Think Tank représentent des groupes d’intérêt (…) Les étudiants et les enseignants sont menacés par tout changement d’orientation des fonds du budget de l’éducation. Même les sociétés de sondage peuvent être divisées très clairement entre les camps pro et anti gouvernement, et produisent d’étranges distorsions de la réalité. 

Voici ce que dit un article sur le Venezuela. Une société dont les constituants se haïssent. Question : comment sortir les communautés humaines de tensions qui semblent aussi destructrices ? Les travaux sur le changement de Kurt Lewin, après guerre, visaient à éliminer ce type de problèmes. Dommage qu’ils n’aient pas été poursuivis ? Système mal fichu dirait un homme de systémique ? Rien ne pourra changer tant que le Vénézuélien pensera que l’autre est le problème, ajouterait-il probablement…

Méfiance et écosystèmes

Les tendances du moment. Ce qui caractérise les marques, c’est la méfiance qu’elles inspirent au marché. Les entreprises se demandent comment le manipuler pour qu’il les aiment de nouveau. Il faut prendre le peuple par les émotions. En effet, la société américaine est lasse des donneurs de leçon et de leurs grands principes (les droits de tels ou tels…). L’argent étranger fuit les pays émergents. Il revient aux USA, depuis qu’ils ralentissent leur politique d’innovation monétaire. Hier, on les appelait les BRICS, aujourd’hui, ils sont « fragiles ». Mode des écosystèmes. Le paresseux à trois doigts est un champion de l’économie d’énergie. Sa recette ? Il entretient sur son pelage une algue, des champignons et une mite. Tout cela fournit une partie de sa diète. L’ordinateur va-t-il remplacer l’enseignant ?Il pourrait aider à corriger les faiblesses de l’enseignement traditionnel (qui est chiant, tue toute créativité et dégoûte de ce qu’il enseigne), sans renoncer à ses vertus, dont les bénéfices sont indirects, et qui sont fondamentales pour construire l’esprit humain.
Les bêtes noires de The Economist. Russie. M.Poutine a utilisé l’argent du pétrole pour maintenir la Russie d’hier. Mais cela ne marche plus. Les élites russes pourraient le lâcher. Vers une dislocation du pays ? Idem pour le Vénézuela et l’Argentine (soja plutôt que pétrole, pour cette dernière). Ces pays sont en proie à l’inflation et ne peuvent plus payer leurs importations. Angleterre. L’Ecosse va-t-elle faire sécession ? Probablement non, mais The Economist craint une perfidie de dernière minute des indépendantistes. M.Miliband, finalement. Son discours vise « les 40% de l’électorat qui partagent l’expérience d’un salaire faible et de prix en hausse. » (Quant à la France, n’inspire-t-elle plus que de la pitié ?)
Business as usual. USA. Discours sur l’Etat de l’Union. M.Obama, président impuissant, n’a rien à dire. En Ukraine et en Thaïlande, les guerres civiles locales ont connu une accalmie. En Turquie, le pouvoir de M.Erdogan semble s’éroder. Mairie de Paris. Match Hidalgo / NKM. Problème d’image : ombre de M.Delanoë contre morgue aristocratique. L’une veut diluer la composition sociologique de la population en subventionnant le logement social, l’autre joue la classe moyenne, de plus en plus écrasée entre « le riche et le pauvre subventionné ». Toutes deux veulent sortir Paris de sa léthargie. M.Karzai veut régler ses comptes avec les USA, ce qui pourrait laisser l’Afghanistan aux mains des Talibans. Attendons son départ. Développement durable. La qualité de l’eau et de l’air se dégrade, mais la Chine a fait des pas de géant en termes de réduction d’émission de CO2.
Pourquoi l’Angleterre embauche mais ne croît pas ? Pourquoi est-ce l’inverse aux USA ? Parce qu’en Angleterre, l’inflation attaque les salaires et rend la machine plus chère que l’homme. C’est l’inverse aux USA. On ne sait toujours pas quoi penser du Bitcoin. Outil de blanchiment pour truand ou innovation financière ? La tentative de réforme du système bancaire européen pourrait forcer la BNP et d’autres à des restructurations douloureuses. Walmart cherche à se réinventer. « Ecosystème » (c’est à la mode) de magasins de proximité et de vente en ligne. Les conglomérats familiaux turcs ont pris le meilleur de tous les mondes : paternalisme rassurant ; diversification internationale, qui les protège de leur crise locale ; refus d’engagement politique, qui leur évite les mauvais coups. La Chimie européenne (même allemande) va mal. Concurrence des Chinois « appuyés par l’Etat », et des Américains, portés par le gaz de schiste. Espoir ? Que le marché européen de l’automobile relève la tête. La nouvelle mode Internet : la santé en ligne. Suivi automatisé, permanent, de notre santé. C’est supposé faire faire des économies à la sécurité sociale, bien que rien n’ait pu être démontré. Pas grave. Il y a les hypocondriaques. « (Les entreprises du secteur) peuvent compter sur l’armée des technophiles qui poussent leurs médecins à incorporer les nouveautés dans leur traitement. » (Vraie cible des fonds d’investissement : remboursement par la sécurité sociale ?) Par ailleurs, pour améliorer les soins, on multiplie les indicateurs. Rien ne disparaît, tout se transforme ? On reconstitue l’ADN de l’homme de Neandertal à partir de ce que ses croisements avec notre espèce nous ont laissé. 

Le marché a tué notre intelligence

Cette semaine The Economist parle de Margaret Thatcher, « combattante de la liberté ». Mais le Thatcherisme n’a plus rien à voir avec Mme Thatcher. Elle croyait simplement en « la supériorité de l’entreprise privée sur la propriété publique », ses partisans modernes ont transformé ses idées en un mélange d’ « euroscepticisme, de xénophobie, d’amour aveugle des USA, et de méfiance instinctive vis-à-vis de la réglementation, quelle qu’elle soit ». Le plus curieux, je crois, c’est que l’on accorde autant d’importance à Mme Thatcher. Car, ce n’est pas elle qui a fait le printemps libéral. Elle est le fruit d’un changement social. La société occidentale a décidé, en 68 ?, de rejeter le modèle qu’elle avait adopté après guerre. Elle s’est donné les hommes politiques qui allaient avec son nouveau programme.
Curieusement aussi, personne ne semble voir que l’héritage de Mme Thatcher est devant nos yeux. C’est le chaos. Ce qui me frappe en particulier est à quel point le monde est paumé. Le tout marché a balayé toute autre pensée. On ne sait plus par quel bout prendre la crise. En Europe, Mme Merkel est maintenant « en marche arrière ». Elle ne veut plus des mesures de renforcement de l’Europe que jusque-là elle poussait. La Slovénie pourrait suivre Chypre dans la faillite. « Durant des années les banquiers ont prêté de grosses sommes à leurs amis, beaucoup ses sont servis de cet argent pour les entreprises qu’ils dirigeaient, utilisant leurs actifs comme garantie. » Les entreprises sont en faillite, les banques aussi. (Et s’il était temps de se demander pourquoi des pays aussi fragiles sont entrés dans l’UE ?) Et le Portugal, meilleur élève de la rigueur, s’enfonce. Son peuple s’impatiente. Si Mme Merkel ne lâche pas de mou, le pire est à craindre. « Si la croissance ne repart pas, il pourrait arriver qu’un pays décide, comme à l’époque de l’étalon or dans les années 30, que la souffrance des ajustements est pire que le risque de sortir. » Comme souvent lorsque l’on est perdu, on en arrive à des gestes désespérés, ou à réutiliser ce qui a échoué. Au Japon un gouvernement de machos veut relancer l’inflation. Remède de cheval : usage massif de la planche à billets. Personne ne sait ce que ça peut donner. Et si l’inflation faisait exploser le prix de la dette d’un pays surendetté ? Dans la série apprentis sorciers, le Bitcoin. Les informaticiens expérimentent des formes de monnaies électroniques. C’est mondial, et il  n’y a aucune réglementation. Quant à l’Angleterre, elle est incapable de maîtriser ses achats d’armement. Comme aux meilleures heures du Thatchérisme, elle a décidé de les confier au secteur privé. Probablement à une entreprise américaine. The Economist doute qu’il soit plus facile de contrôler une entreprise privée que le secteur public. Et que la mesure soit dans l’intérêt du pays. Je suis d’accord.
Ailleurs dans le monde, M.Obama essaie de détacher les quelques Républicains dont il a besoin pour voter ses lois. Et ceux-ci commencent à découvrir qu’ils ont intérêt à transiger. S’ils demeurent les représentants des blancs, les lois de la démographie vont les rayer de la carte. La CIA reverrait sa mission. Après le 11 septembre, elle a eu à nouveau le droit de tuer. Elle a d’abord eu recours au privé, pour torturer sans procès. Mais M.Obama a mis un terme à ses pratiques. Ce qui l’a forcée à passer à l’élimination sommaire par drone. Du coup, elle n’a plus le temps d’espionner. Ce qui a conduit les USA a être surpris par les derniers développements géopolitiques. Elle devrait donc laisser les meurtres à l’armée et en revenir à son métier d’origine. Au Venezuela, M.Chavez serait remplacé par un naze et une clique inquiétante.
Psychologie de crise, pour finir. Une étude montre que : « un stress quotidien, apparemment trivial, à long terme fait des ravages dans la santé mentale ». Autre héritage du Thatchérisme ?

Chavez et le consensus de Washington

J’entendais dire ce matin que l’élection d’Hugo Chavez avait été l’effet du consensus de Washington. Lorsque le mur de Berlin est tombé, les Américains ont pensé que l’histoire était finie, que le capitalisme avait gagné. Il ne restait plus qu’à l’installer proprement partout. Une série de crises s’en est suivie. La nôtre étant la dernière en date.

En conséquence, les gouvernements libéraux sont tombés les uns derrière les autres. En Amérique du sud, Hugo Chavez n’a fait qu’amorcer le mouvement.

Rejet du capitalisme ? Dans One hundred years of socialism, Donald Sassoon dit que le socialisme a rendu acceptable le capitalisme. Le capitalisme survit grâce à des oscillations gauche – droite ? Le capitalisme, ce sont ces oscillations ? Il en était peut-être de même de M.Chavez. Il était à la fois dictateur et démocrate. Carotte et bâton. Apparente contradiction qui lui a assuré un long pouvoir ?