Essai et erreur

In collaboration with researchers at the Universities of Kent, Oxford and Liverpool, the MRC Toxicology Unit team tested for evidence of the production of ‘off-target’ proteins in people who received the mRNA Pfizer vaccine against COVID-19. They found an unintended immune response occurred in one third of the 21 patients in the study who were vaccinated – but with no ill-effects, in keeping with the extensive safety data available on these COVID-19 vaccines.

Université de Cambridge

Autrement dit, les vaccins à ARN messager n’étaient pas tout à fait au point. Comme en informatique, il y avait un « bug ». Il serait réparé.

When the ribosome is confronted with a string of these modified bases called N1-methylpseudouridine in the mRNA, it slips around 10% of the time causing the mRNA to be misread and unintended proteins to be produced – enough to trigger an immune response. Removing these runs of N1-methylpseudouridine from the mRNAs prevents ‘off-target’ protein production.

La devise de la médecine : ce qui ne tue pas renforce ?

La poursuite du vaccin

Les vaccins n’auraient-ils pas été aussi sûrs qu’on l’a dit ? En tous cas, il est fait état de plus en plus de procès les concernant. (Et, parmi mes proches, il y a eu un nombre significatif d’effets secondaires violents.)

Il me semblait que leurs fabricants s’étaient assurés qu’ils ne pouvaient pas être poursuivis. Eh bien, il semble que cela n’empêche pas les poursuites : si quelqu’un est condamné, ce sera l’Etat. (Au moins en partie.)

Gouverner, c’est prévoir : devant ce qui semblait un danger terrifiant, il était naturel de prendre quelques risques. Principe de précaution. S’il y a autant de plaintes, c’est peut-être que le dit danger n’a pas été à la hauteur des attentes. Peut-être aussi que la communication gouvernementale a été maladroite : en niant tout risque, en ventant l’incapacité de la science à commettre la moindre erreur, et à ses laboratoires d’avoir des fuites, elle a montré qu’elle nous considérait implicitement comme des retardés mentaux.

Financial Times, il y a quelques jours :

BioNTech faces hundreds of German compensation claims for Covid-19 jab
Pharmaceuticals producer in first court hearing on Monday

Efficacité du vaccin

Jeudi dernier la BBC se demandait ce qu’il fallait penser de l’efficacité du vaccin anti covid.

D’après son invité, il est essentiellement efficace, et désormais utilisé prioritairement, pour augmenter la protection des personnes âgées (70, 80 ans, était-il dit). Il y était aussi question d’effets secondaires des vaccins à ARN messager : inflammations cardiaques, particulièrement chez les jeunes hommes.

Autour de moi, on s’interroge aussi. L’expérience ne correspond pas à la doxa. A noter que les effets secondaires semblent concerner beaucoup plus de monde que ne disait cet expert. Et ils sont violents.

Des amis y voyaient une illustration de la « banalité du mal » d’Hannah Arendt. Il a été interdit de douter de l’efficacité du vaccin. Pourquoi ? Parce que la masse n’a pas osé exprimer son opinion, disent-ils. Apparemment, dans certains pays, il a suffi qu’une minorité s’oppose à son inoculation obligatoire pour qu’elle ne soit pas possible. (Et, il semble qu’une partie du NHS anglais l’ait refusée, et que le gouvernement n’ait pas réalisé ses menaces de licenciement.)

De la décision et de l’intérêt général dans une démocratie. Intéressante question…

Expérience chinoise

Après le Brexit, le covid. Les Anglais ont fait l’expérience de la rupture avec l’UE, et les Chinois du confinement.

Politico.eu, hier, disait que la Chine n’avait pas vacciné sa population et, qu’en conséquence, il y avait énormément de malades et de morts. Quoiqu’il n’y ait aucune information officielle sur le sujet.

J’ai pensé que c’était effectivement un moyen de tester l’efficacité des vaccins. Seulement, à la réflexion, il m’est venu l’idée qu’il devait y avoir beaucoup de pays qui n’avaient pas eu de campagnes de vaccinations aussi efficaces que chez nous (à commencer par les USA ? L’Inde ? L’Afrique ? L’Iran ? La Turquie ? La Russie ?…) et que, pourtant, la situation semblait actuellement la même un peu partout. Question : les virus et la population se seraient-ils acclimatés les uns aux autres ? Système immunitaire collectif ? Le vaccin a-t-il joué un rôle significatif dans cette adaptation ? Si oui, comment ?

Un moyen d’y voir un peu plus clair serait de comparer les chiffres des décès par tranches d’âge. En fait, il faudrait une étude scientifique de la question, qui cherche à comprendre comment se propage une épidémie, et ce qui peut en éviter les conséquences graves.

Malheureusement, le dogmatisme n’est pas qu’une maladie chinoise…

Octavius

Je découvre Octavius. Hasard de wikipedia. Il doit son nom à ce qu’il était le huitième fils du roi George III d’Angleterre.

Le roi l’aimait beaucoup. Malheureusement, il est mort après avoir été vacciné contre la variole.

Il est apparemment difficile de trouver une autre cause à sa mort que cette vaccination. (L’article serait il écrit par une cinquième colonne « d’antivax » ?)

Que ce soit le cas ou pas, il est certain que la mise au point des vaccins a coûté des vies. Le nier n’est pas bon pour le progrès. Car il doit être un risque assumé.

Exercice d'éthique en Angleterre

Une jeune cousine me parlait des exercices d’éthique qu’on lui faisait faire. Il s’agissait de choix entre des décisions qui ont pour conséquences de tuer plus ou moins de personnes. 

A en croire la BBC, le gouvernement anglais est en face d’un tel choix. Une partie importante du personnel médical refuse de se faire vacciner (77.000 personnes, je crois). Le gouvernement a décidé de le licencier. Seulement, le NHS est fragile, et perdre autant de monde pourrait causer plus de dégâts que ceux évités par la vaccination. Que faire ? 

Peut-être ce que l’on n’enseigne pas à ma petite cousine. Le gouvernement anglais dit maintenant que la variante Omicron, bien que le vaccin soit efficace contre elle, cause moins de dommages que prévu…

(Au passage, on notera que, contrairement à ce que l’on dit, l’Anglais est bien plus coriace que le Français. Le Français : une grande gueule, mais pas méchant ?)

Vaccin et Aristote

Etes vous « vac » ou « antivac » ? Aristote dirait probablement que la question n’a aucun sens. 

Une émission de France Culture que cite ce blog raconte l’histoire des vaccins. Il y a eu des hauts et des bas. Le vaccin a eu des succès retentissants. Mais, on a cru aussi, comme durant la guerre de 14, qu’il pouvait faire des miracles. Et il a tué. 

D’ailleurs, cela s’applique à Pasteur, il se pourrait que l’on ne considérerait pas les pratiques qui ont fait la gloire du vaccin comme étant acceptables aujourd’hui. En ces temps, les dangers n’étaient pas les mêmes, pas plus que le prix de la vie. D’ailleurs, comme le rappelle un ami, ce n’était pas qu’une question de vaccin. Le vaccin faisait parti du « progrès », et l’on était prêts à mourir pour le progrès ! 

Bref, comme le disent les philosophes pragmatistes, il n’y a pas de certitudes,  il n’y a que des choses « qui marchent », et d’autres pas. Aristote parlerait de « juste milieu ». Sa particularité est d’être entre les extrêmes, et de devoir se chercher au coup par coup…

Enigmatique virus

On me raconte l’histoire suivante : réunion de 17 personnes. 6 atteintes par le coronavirus. Dont certaines passent deux ou trois semaines au lit. Avec des symptômes dont je n’avais pas entendu parler : pas de fièvre, mais grand froid, difficulté à se déplacer et à penser, voire amnésie, grande fatigue. 

Pourquoi ces 6 là ? Surtout pourquoi autant de différences dans les conséquences du mal ? Le vaccin ne semble pas expliquer grand chose. Mon interlocuteur, sérieusement touché, était vacciné. Parmi ceux qui n’ont rien eu il y avait des non vaccinés. 

Cette question ne paraît faire l’objet d’aucune étude. En tout cas, il semble que ce que l’on entende (pas assez fort ?) soit juste : éviter les rassemblements, et les pièces fermées. 

Vaccination obligatoire

Comment un Occident ultra-libéral peut-il imposer une vaccination obligatoire ? A l’époque où il y avait des manifestations en France, je me suis demandé s’il ne s’y trouvait pas une partie de l’électorat de M.Macron.

L’Allemagne est, d’ailleurs, extrêmement surprenante. Le vaccin semble y avoir tué la culture du consensus. Et la réaction est extraordinairement violente : il y aurait des appels au meurtre des « provax », disait la radio ! 

Voilà un des paradoxes qu’aime ce blog. Comment l’expliquer ? L’amour de la liberté individuelle du libéral ne s’applique peut-être qu’à lui. Selon la formule des nobles d’antan, ce qui compte est son « bon plaisir ». Il impose aux autres ce qui est bon pour lui. C’est sa définition de la liberté. Elle est logique. 

En fait, le principe du libéralisme est qu’il n’y ait pas de chef humain. C’est une forme d’anarchisme. Dans le cas du libéralisme économique, c’est le marché qui règle la société, sans intervention de l’homme. Par conséquent, le paradoxe n’est qu’apparent. On ne peut pas être à la fois libéral et chef d’un gouvernement. 

Caillot et virus

On aurait trouvé la cause des caillots provoqués par les vaccins Astra Zeneca et Johnson et Johnson, disait la BBC, ce matin. (Vaccins à adénovirus, ce n’est pas la technique de l’ARNm.) Mécanisme tellement complexe, que je n’ai rien compris. En tout cas, cela pourrait permettre de faire évoluer le dit vaccin, au moment où les mêmes informations de la BBC annonçaient qu’il faudrait probablement que la vaccination soit annuelle. 

Dans ma jeunesse de programmeur, on disait que corriger un bug en ajoutait trois… Mais la médecine n’est pas l’informatique. 

En tout cas, on est bien dans le monde de la complexité d’Edgar Morin. Un monde qui désarçonne notre « pensée simplifiante », et pour lequel, il n’y a qu’une règle de conduite : l’humilité. 

(Article ici. Une protéine du sang serait attirée par un composant du vaccin, ce qui produirait une réaction en chaîne dans le système immunitaire.)