La Chine va-t-elle liquider l’industrie automobile européenne ?
Intéressante histoire. La Chine s’est rendu compte qu’elle n’arriverait jamais à égaler les automobiles traditionnelles européennes. Or, l’Européen hurlait à la mort et demandait toutes affaires cessantes la voiture électrique, sans rien faire pour s’y préparer. Et l’Europe est le paradis du libre échange !
Aussitôt fait, aussitôt dit, Basile est un dégourdi. Et l’Europe se trouve gros Jean comme devant.
Comment s’en tirer ? L’Europe va devoir faire ce qu’en statistiques on appelle du « bootstrapping » : se soulever en tirant sur ses lacets. Elle va devoir user de son pouvoir de nuisance, pour faire vaciller une Chine qui est, en fait, fragile. Mais, pour cela, il va falloir qu’elle réconcilie les intérêts, extrêmement divergents, de ses parasitismes constitutifs. Et prenne garde de ne jamais tourner le dos à son grand ami américain.
Voilà ce que j’ai retenu d’Affaires étrangères de Christine Ockrent (France culture). Elle disait, élégamment, que, pour nos élites, le temps de l’innocence était fini. Bootstrapping et back stabbing, bienvenue sur terre ?