J’entends parler de la Chine, à droite et à gauche.
Première observation : il est amusant à quel point nos intellectuels si prompts à nous accuser d’être des complotistes, le sont facilement. Il n’en faut pas beaucoup pour qu’ils prédisent que le coronavirus va faire des ravages en Chine. La voix de la raison, lorsqu’elle se fait entendre dans leurs débats, leur rappelle qu’il ne faut pas exagérer : la variante actuelle du virus est peu mortelle. (Le Chinois tirerait-il les marrons du feu ?)
Quant à la désorganisation chinoise, elle n’est pas plus terrible que la nôtre au début de l’épidémie.
C’est peut-être d’ailleurs l’enseignement qu’ont tiré les Chinois : l’amateurisme occidental est efficace. A ce sujet, mon biais de confirmation a été flatté par la conclusion d’une émission de Christine Ockrent sur ce sujet, qui disait, comme moi, que la Chine est pragmatique.
Pour le reste, elle s’est remise à diviser l’Occident pour régner, et les gouvernements européens, seraient tout à fait prêts à l’écouter, à condition qu’elle soit discrète. Caractéristique de la démocratie européenne : pactiser avec le diable plutôt qu’affronter le mécontentement populaire ?