Bénéfices de Twitter

Je me suis mis à Twitter. Une nouvelle fois Hervé Kabla en est la cause. J’ai lu dans un de ses livres qu’il était possible d’expédier automatiquement à Twitter les annonces de la parution des billets de mon blog. Autre motivation : donner un coup de pouce aux gens sympathiques.
Pour être honnête, tout ceci n’a pas grand intérêt car très peu de gens tweetent en France. Et, moi-même, je n’ai pas le temps de le faire.

Mais il y a quelque chose que je trouve vraiment bien. C’est de recevoir un message court de quelques institutions (principalement journaux) bien choisies. Je vois ainsi des informations intéressantes, en quelque sorte hors actualité, à côté desquelles je passerais sinon.

Internet peut-il révolutionner les Universités d'entreprise?

Le cas. L’université d’entreprise est une façon extrêmement efficace de faire un coup de pub. Que lui apportent les médias sociaux ? Est-ce un moyen de communication ouvert aux petites entreprises ?

Les universités d’entreprise sont un « grand coup de visibilité ». Elles font beaucoup parler, avant, pendant et après. Elles n’ont pas attendu les médias sociaux pour exister. Mais les médias sociaux semblent avoir démultiplié leur impact. En effet, bloggers, twitters et presse entrent dans un cercle vertueux, chacun stimulant l’autre. Curieusement, cet effet démultiplicateur est obtenu pour une fraction du budget de l’événement.

Mots de l’année : twitter et changement

Il semblerait qu’il soit devenu d’usage d’éliredes mots de l’année.

Un jury, people, a choisi « twitter », des « internautes », « changement ».

Twitter étant relativement peu répandu en France, je me demande si cette différence de choix ne reflète pas une différence de situation entre la France et son élite.

En tout cas, l’intérêt pour le changement va-t-il faire de la pub à ce blog ? J’en doute. Le changement français est un changement auquel on assiste, passivement, mais qu’on ne suscite pas. Ce n’est pas celui dont on parle ici.

Compléments :

  • Merci à Catherine Fulda pour l’information !

Nationalisons Google, Facebook et Twitter ?

Hervé Kabla constate que Twitter n’est pas du tout rentable et donc ne peut qu’être promis à la disparition. Pourquoi ne pas en faire une sorte de service public ? (Twitter est-il un gouffre financier?)

Pourquoi ne pas faire de même de Facebook et de Google, qui, eux, sont rentables, mais sont des quasi monopoles ?

Compléments :
  • Solution alternative : Twitter ne pourrait il pas vivre grâce à la charité, comme Wikipédia ? 

Réseaux sociaux et mode : Instagram

Facebook et Twitter sont d’un autre temps : ne demandent-ils pas d’écrire ?

Voici enfin un réseau social pour les jeunes : Instagram. Plus que des photos (ou des vidéos), mécaniquement branchées.
Le réseau social et sa succession de modes dit-il quelque-chose sur l’Amérique ?
Une société construite sur la recherche de la fortune instantanée, et sur l’exploitation des modes. La start up n’y devient jamais grown up. Elle a disparu avant. Ce n’est pas grave, ses fondateurs sont riches. 

Expérimentation Google+

Cela fait une semaine que j’ai un compte Google+. Silence total.

Ce type de réseau social doit être alimenté par un flux d’informations. C’est du twitter ou du blog, mais en vase clos.
Or, à de rares exceptions, les gens avec qui j’aurais envie de converser dans un tel cercle, sont irrémédiablement réfractaires aux réseaux sociaux. Pour le reste, j’ai déjà un blog.
Google+ serait-il destiné aux collectivités de leaders d’opinion des TIC ?

Réseaux sociaux et identité humaine

Le rôle de la communication, de l’échange, avec l’autre serait de nous assurer de qui nous sommes,  « après tout, il ne peut pas y avoir de mère sans un enfant ». C’est du moins ce que dit Paul Watzlawick, dans un livre que je commenterai d’ici peu.
Cela explique-t-il la vogue du web social ? S’il y a autant de pages Facebook ou de tweets, c’est parce que nous ne nous sentons pas très sûrs de notre identité et nous en demandons confirmation ? J’ai beaucoup « d’amis » (au sens de Facebook), donc je suis ?
Mais alors pourquoi y eût-il des coureurs de bois, des ermites, ou Bernard Moitessier ? Leur personnalité était suffisamment solide pour ne pas nécessiter de confirmation ? 

Blog : spécialisation

« le trafic vers deux des plates-formes de blog les plus populaires, Blogger et WordPress, stagne ». Le blog serait victime de Twitter et de Facebook.
On voit apparaître des groupes de blogs, reliés, au sein des pays, autour de « petites poches de sites densément liés ». « Ces poches se forment autour des sujets généraux : politique, droit, économie et disciplines spécialisées ». Les billets « deviendraient plus longs ».
Le blog deviendrait-il l’affaire de communautés de spécialistes ?

Twitter

Twitter vaudrait 1md$, sans avoir démontré qu’il pouvait gagner de l’argent. Ses dirigeants commencent juste à s’en préoccuper. Pas d’une façon très rassurante. (Up for promotion.)
Que de telles sociétés aient pu naître démontre la rationalité de la spéculation. Un investisseur met de l’argent dans une start up, parce qu’il sait que d’autres investisseurs seront prêts à lui acheter ses actions, et qu’ils feront de même avec d’autres collègues. L’investissement est rentable jusqu’à ce que l’on ait épuisé les capitaux disponibles. Le perdant de l’affaire est le dernier à posséder des parts de la société. Ce jeu ne crée rien, mais il redistribue l’argent de la communauté au plus habile. D’ailleurs, pouvoir perdre gros rend ce jeu follement excitant, comme me le disait un trader.
Compléments :
  • C’est en grande partie parce qu’il a créé ce mode de spéculation moderne que Goldman Sachs a connu sa fortune actuelle (Dr Strangelove and Mr Goldman Sachs.) En fait monter un mécanisme spéculatif est extrêmement complexe puisqu’il faut créer et faire connaître une sorte de signal qui, lorsqu’il est déclenché annonce à la société qu’une phase spéculative a démarré. Le signal du web social est probablement la capacité, pour une innovation, d’être adoptée gratuitement par un grand nombre de personnes. Une telle innovation trouvera des fonds, sans avoir besoin de démontrer sa rentabilité. Mécanisme identique, les mini spéculations de 29 : Crash de 29 : mécanisme.
  • Hervé Kabla, l’ethnologue du web social, définit Twitter comme « un café du commerce mondial » (voir commentaires du billet).