Bluesky

J’ai abonné ce blog à Bluesky. Bluesky est un réseau social issu de Twitter. Il s’est détaché de lui depuis l’arrivée d’Elon Musk, si j’en crois wikipedia.

L’interface est exactement la même que celle de Twitter. Surprenant.

Ma raison ? Il n’était plus possible de diffuser automatiquement les billets de ce blog sur twitter. Ce que Bluesky permet. (A sa sortie, j’ai essayé le réseau social de Mark Zuckerberg, mais, à ma grande honte, je n’ai pas compris comment il marchait.)

Déjà beaucoup d’abonnés, et d’argent levé. La start up numérique est un produit de la culture américaine ?

Tweet du cygne d’Elon Musk

Elon Musk après Liz Truss ? Annonce d’une réforme radicale, tremblement de terre, démission. Le monde anglo-saxon aurait-il une tradition du changement violent ?

Les mêmes causes, les mêmes effets ? Idéologie ?

Elon Musk croyait aux grandes idées sur l’individu, le marché, la concurrence… dont on a tant entendu parler après la chute de l’URSS. Elles ont servi ses autres projets, car ses investisseurs et ses clients partageaient ses convictions. Mais, cette fois, il est tombé sur un os. Un réseau social est un appareil de censure, financé par la publicité ; c’est la Bérézina de l’intelligence artificielle ; et le censeur ne peut venir que de la classe intellectuelle, de gauche par nature.

Bref l’idéologie libertaire, néolibérale, ou autre nom mieux adapté s’est heurtée à la complexité de la réalité.

Musk et Twitter

Twitter va-t-il être fatal à Elon Musk ? Justice immanente ? Schadenfreude, comme on dit en anglais.

Twitter semble verser dans tous les excès, les dénonciations et appels au meurtre… L’affaire est d’autant plus surprenante que Musk semble lâcher la proie pour l’ombre : le business qui rapporte, pour la danseuse qui le ruine.

La BBC lui consacre des émissions. Mais, comme c’est la BBC, on apprend des choses que l’on n’entendrait pas en France. A savoir, que Twitter n’était pas une blanche colombe. Il portait à gauche et censurait ce qui ne lui convenait pas : humour ou simple mise en doute du fait que le vaccin anti covid soit une absolue panacée.

En fait, ce n’est pas surprenant. Un ami, un passionné d’échecs, a fait un commentaire innocent, qui lui a valu de voir son compte supprimé… pour « incitation au suicide » ! Il n’en revient toujours pas.

C’est peut-être ce qui explique la réaction de Musk. Ce n’est pas un homme d’affaires. C’est un croisé. C’est un libertaire. Il croit que le marché libre c’est le bien. Le triomphe de gens comme lui. Or, on découvre que le gros des employés d’un réseau social est constitué de censeurs !! Ce qui explique son peu de rentabilité. On en est revenu au temps de l’inquisition. Seulement, ce n’est plus la censure entre esprits d’élite. Les censeurs des Fleurs du mal les lisaient certainement bien mieux que ne le fait l’ensemble de la population actuelle, et probablement de la population d’alors. Le censure de masse signifie l’intellect de masse.

Elon Musk et twitter

M.Musk achète twitter. Qui est Elon Musk ? Le gourou d’une secte. Acheter ses voitures, d’ailleurs, est un acte de foi. C’est croire dans le pouvoir du marché, et celui du surhomme. Un libertaire, un anarchiste d’extrême droite ? Ce qui compte est qu’il est bon pour les affaires. 

Mais c’est plus que cela. Dans son étude de la spéculation des années 20, le professeur Galbraith explique que Goldman Sachs donnait le signal des nouvelles bulles spéculatives. Il semble qu’il en soit de même avec Elon Musk. A chaque fois qu’il s’intéresse à quelque chose, l’investisseur voit le moyen de faire un « coup spéculatif ». Ce qui est encore meilleur pour les affaires. 

A quoi tout cela tient-il, cependant ? Apparemment, M.Musk est l’opposé de la « cancel culture ». Il est liberté de parole absolue. Or comme l’observe Aristote, les excès sont des maux. L’excès de liberté sera-t-il bon pour Twitter ? 

Guerre des tweets

Pensant qu’un hashtag que Twitter annonce comme représentant une « tendance » correspond à une nouvelle, je regarde de quoi il s’agit. Plusieurs surprises :

  • Ce sont des gens qui donnent leur opinion, généralement la même d’un tweet à l’autre. Aucun intérêt. A moins d’utiliser Twitter comme un exutoire de ses tensions. 
  • Il n’y a pas débat : tout le monde pense la même chose. Il y a, par exemple, le hashtag anti grève, et le hashtag pro grève. Il n’est, d’ailleurs, probablement pas possible de contredire la doxa, sans être massacré.
  • Je ne m’attendais pas à ce que l’on puisse être aussi politiquement incorrect. En particulier, je ne pensais pas que l’on avait le droit d’exprimer sa réprobation de la grève. 

Peut-être est-ce de là que vient l’effroi que produisent les réseaux sociaux, vecteurs de rumeurs délétères ? Mais ces opinions ne préexistaient-elles pas aux réseaux sociaux ? Seulement, elles ne pouvaient pas s’exprimer ?

Les hasards de Twitter

Ce blog parle de changement et est un exemple de changement. Il existe depuis 11 ans. Sa forme et son fond ont beaucoup changé. Puis, l’un et l’autre se sont stabilisés. La forme d’abord. Quant au fond, il a été soumis à des « restructurations » radicales, à des « changements de rupture » diraient peut-être les universitaires, à mesure que ma vie se compliquait et que je devais réduire le temps que je lui consacre, et, surtout, que je consacre aux sources qui l’alimentent.

Récemment, il a connu un petit changement de forme. J’intègre dans mes billets des représentations de tweets. Cela ne me demande pas beaucoup d’efforts, leur donne un peu couleur, et, du même coup, intègre le lien de l’article que je cite.

Cette idée est le fruit du hasard. J’ai toujours cherché à avoir une revue de presse d’articles de fond. C’est l’usage que je fais des réseaux sociaux. Et ça marche plutôt mal. Donc, j’avais programmé Twitter pour cela. Mais je ne le regardais pas. Jusqu’à ce que je ferme les commentaires de ce blog (parce que l’intelligence artificielle me reconnaît comme un robot, et m’empêche d’enregistrer mes réponses à commentaire), et qu’Hervé Kabla se mette à commenter mes billets sur twitter. J’y suis donc venu, et ai constaté que je pouvais y trouver des idées et des illustrations…

Sauver Twitter

Apparemment Twitter serait sur une mauvaise pente. La publicité ne parviendrait pas à lui faire gagner de l’argent. Solution proposée par Matt Yglesias : faire payer un abonnement en fonction du nombre de suiveurs. Les peu suivis, ne paieraient rien. 
Logique : beaucoup de gens qui twittent veulent se faire de la publicité. Mais il n’y a peut-être pas qu’eux. Il doit y avoir aussi des petits jeunes qui ont beaucoup d’admirateurs. Cela pose aussi la question de la tarification : combien faudrait-il faire payer le petit nombre d’utilisateurs à gros suivisme ? Hervé Kabla a publié un article sur la question de la répartition des suiveurs par compte. Apparemment 4% des comptes actifs auraient plus de mille suiveurs. Mais quelle est la proportion de comptes actifs ? Sur 300m d’utilisateurs, cela doit faire quelques millions de comptes. Pour obtenir un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros, il suffirait donc de les faire payer, en moyenne de l’ordre de 100 à 1000€ / an. Pourquoi pas quelque-chose de l’ordre de 0,1€ par suiveur et par an, à partir de 1000 suiveurs. (Au prorata temporis.)
Le suiveur pourrait aussi payer pour des tweets exclusifs, me suis-je dit.

(Par ailleurs, la loi de distribution des suiveurs serait log-normale, pour ceux qui cherchent une tarification plus précise…)

Economie mondiale : en piqué, commandes bloquées ?

On ne peut même plus se réjouir du malheur des autres ! Il nous retombe immédiatement sur le nez.
Au cœur du problème se trouve l’illusion selon laquelle on peut gouverner le monde par la monnaie. La politique de création monétaire des banques centrales était supposée relancer l’inflation. Ce qui permettait d’éliminer les dettes. Résultat ? Baisse des obligations, augmentation corrélative des actions, baisse des taux de change, qui doit être compensée par une baisse de salaires… Bref, l’activité freine, les dettes augmentent, les riches s’enrichissent (ils possèdent les actions), et les pauvres (individus ou nations) coulent. Accélération de la déflation. Et maintenant, illustration :
En piqué
La politique monétaire du Japon a pour seul résultat la baisse de son taux de change. Il exporte sa déflation. Et ça ne lui profite même pas. Il ne fait que s’enfoncer. Et l’Irlande ?  L’Europe la veut succès de sa politique de rigueur. En fait, le peuple souffre. Et son embellie vient des exportations vers des pays en forme (USA et Angleterre). Elle pourrait être sans lendemain. Autre exemple. Alors qu’hier on nous donnait en modèle les BRICS, aujourd’hui ils sont au bord du gouffre. Ils n’avaient pas de moteur propre. Particulièrement la Russie et le Brésil. Il suffirait que les gestionnaires de fonds occidentaux prennent peur, pour que cela se termine en bain de sang.
Et maintenant, des individus. On découvre qu’aux USA, ce sont les 0,01% les plus riches qui se sont gigantesquement enrichis. L’effet est tellement disproportionné qu’il ne se sent pratiquement plus au niveau du 1% ! Et ces riches sont de plus en plus des rentiers.
Commandes bloquées
Quant aux pouvoirs, c’est la Bérézina. Elections américaines. Le pays a voté la paralysie de sa démocratie. S’il est ingouvernable, cela n’empêche pas ses dépenses de croître, et ses dettes de s’accumuler. Cela ne va pas mieux au Pakistan : pouvoir faible, état de chaos ? Ni en Espagne. Classe gouvernante corrompue jusqu’à la moelle. En Inde, on essaie de réformer un système de taxation incohérent, mais les résistances internes vident les réformes de leur substance. Les USA se barricadent contre le terrorisme canadien… En Syrie, la guerre contre l’Etat Islamique liquide les modérés. La Russie exproprie les entreprises occidentales, ce qui fait la fortune des oligarques. (L’obsession de M.Poutine du contrôle va-t-elle transformer le pays en Corée du nord ?) Allemagne. Anniversaire de 1989. Plutôt que d’une inégalité est / ouest, il faut parler de différences nationales : il y a désormais des Etats très pauvres et des Etats très riches. Ukraine. Les séparatistes ukrainiens doivent construire un Etat. Kiev leur a coupé les vivres. Il leur faut capturer des villes stratégiques. NSA. Les services secrets anglo-saxons désirent espionner Internet. Google et autres ne voudraient pas que ça se sache. Calme dans la tempête, la Chine veut installer son influence mondiale. Mais, dans le domaine automobile, sa politique de joint venture avec l’Ouest n’a pas fonctionné. Elle s’est endormie, alors qu’elle pensait lui piquer son savoir-faire.
Un autre jour au paradis
La Banque Mondialechange. Elle serait dirigée par un illuminé qui se prend pour superman, et restructure par oukase. Twitter, acteur de niche ? La qualité de l’eau devient un problème critique pour beaucoup de multinationales. Le cannabisest légalisé. Un cadre légal incohérent empêche le développement de grands monopoles. Pas pour longtemps. Et si les multinationales du tabac s’emparaient du marché ? Vive l’économie de marché !
Les enfants asiatiques sont devenus énormément myopes. Trop d’études et de jeux électroniques, et surtout pas assez de lumière.

Twitter a un an

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un message de Twitter me demandant de tweeter qu’il y avait un an que j’étais abonné à Twitter. 
J’avais compris, en lisant un livre d’Hervé Kabla, qu’il était possible de twitter mécaniquement. Depuis mes articles de blog déclenchent des tweets à leur sortie. 
Quant à moi, j’utilise peu Twitter. J’ai le réflexe tweet quand je tombe sur quelque-chose qui me plaît. Mais c’est rare, puisque je n’aime pas lire sur Internet. De même je lis peu les tweets. C’est pourtant intéressant, une fois avoir filtré leurs sources. Pas toujours cependant. Mais j’estime qu’il y a plus important à faire dans la vie. Twitter appartient à une culture et à un mode de vie qui ne sont pas les miens. 

Longue marche vers le capitalisme ?

Longue marche vers le capitalisme. La Chine va-t-elle privatiser la terre ? Ce qui retirerait beaucoup de son pouvoir au parti. Pourtant le capitalisme ne paraît guère séduisant ces temps-ci… Salarié = perdant ?Alors que la part des salaires dans la richesse mondiale semblait une constante, elle a beaucoup chuté. Et, en plus, les hauts revenus comptent pour de plus en plus dans le total. Raison ? Le commerce (avec les émergents), la technologie (dont les prix baisse et qui remplace l’homme), la libéralisation (qui a liquidé les protections du travailleur). Les bénéfices des entreprises américaines sont toujours plus hauts. Part des salaires, dollar et surtout investissement en baisse. Ça pourrait ne pas durer. En tout cas, le climat des affaires n’est pas sain. Les entreprises ont maintenant recours à de douteuses obligations « hybrides ». Avatar des subprimes ? La justice américaine rançonne les banques. Pas besoin de procès pour cela. Elle les menace de leur retirer leur licence. USA, pays de l’arbitraire ?

Barak Obama ne maîtrise ni ses services secrets, ni les développements informatiques nécessaires à son système de santé. Mauvais manager, dit The Economist. Je pense plutôt qu’il s’en fiche. Etre premier ministre en Italie ressemble à un rodéo. L’éducation suédoise va mal. Visiblement le système éducatif est mal aimé. Enseignants mal payés et bizarre mélange public privé qui ne semble ni très sain, ni très contrôlé. La Grèce fait preuve d’esprit entrepreneurial. Energie du désespoir ? Le coût de l’administration européenne n’arrête pas de croître. The Economist aimerait que l’Allemagne sorte de sa culture de surplus. Et qu’elle relance la croissance européenne en libéralisant le marché des services.
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Il faut éduquer les filles disent les économistes. C’est bon pour le développement. Mais la fille est trop importante pour la famille pour qu’elle aille à l’école. C’est une assurance contre les aléas de la vie. Alors, assurons les familles et les filles étudieront !
PSA sort le nez de l’eau. Il a fait le travail qu’il aurait du faire il y a une décennie. Ce qui le remet en course, sans lui donner l’avantage. Fiat fait fabriquer en voiture en Serbie. La main d’œuvre n’est pas chère. Et le gouvernement n’est pas avar de subventions. Et l’entrée en bourse de Twitter ? Excellente occasion de spéculer à court terme. Mais mauvais investissement à long terme. En Angleterre, le crowdfounding s’étend aux start up.  Vu le taux de déchets, l’investisseur doit avoir le cœur bien accroché. Aux USA, les OGMauraient perdu la bataille de l’étiquetage.

Science. On n’arrive pas à détecter la présence de matière noire. On en a besoin pour expliquer le mouvement des galaxies. Pourquoi les espèces se divisent-elles en sous-espèces ? Apparemment cela tiendrait à la capacité de leurs membres à faire évoluer leurs caractéristiques pour se ressembler.