Théorique ? Soit un milliardaire de la Silicon Valley. Pendant des années il se concentre sur une tâche extraordinairement étroite. Par exemple, il va programmer. Il réussit. Il est milliardaire. Et alors, il veut imposer au monde sa façon de voir. On pourrait dire de même de n’importe quel penseur. L’Occident c’est cela : des gens extrêmement limités qui croient avoir trouvé le Graal et partent en croisade pour l’imposer au monde par le lavage de cerveau. Pas question d’envisager les conséquences de leurs actes, ils sont guidés par Dieu. (Où ils sont Dieu.)
Étiquette : totalitarisme
Laisser-faire et autocontrôle
Les promesses trahies d’Internet
Je crois que la plus fausse d’entre-elles a été la promesse d’un monde libertaire. (Cf. HUITEMA, Christian, Et Dieu créa l’Internet, Eyrolles,1996.) Car Internet, ressemble de plus en plus à un avatar du totalitarisme ! Non seulement, il n’y a pas de place pour les petits, mais une seule société s’accapare un marché ! Et aussi, c’est la NSA et Google, qui veulent savoir tout sur tout le monde, mais aussi Facebook, outil de flicage domestique.
La France, dictature soviétique ?
Derrière tout général de l’Etat major, il y a maintenant un énarque, me disait un ancien officier. Ce qui m’a fait penser à deux choses :
- C’est un montage soviétique. Sur le modèle révolutionnaire français, le KGB était supposé représenter le peuple. A côté de chaque décideur important, il y avait donc un membre du KGB.
- La France est dirigée par l’ENA depuis bien longtemps. Je doute que peu de gens estiment que ce soit une réussite. L’ENA fera-t-elle mieux à la tête de l’armée ? Mon interlocuteur en doutait.
Le problème actuel de la France serait-il que le pyromane a pris les commandes de la brigade de pompiers ?
Les cheveux du baron de Münchhausen de Paul Watzlawick
Le totalitarisme aurait-il vaincu Internet ?
Et Dieu créa l’Internet a écrit un polytechnicien, dans les années 90. On pensait alors qu’Internet signifiait la fin des monopoles publics, de l’Etat, la liberté, en bref.
Depuis l’affaire Snowden les choses ont curieusement changé. La paranoïa gagne Internet. Partout, on voit la main des services secrets américains. On en vient même à se demander s’ils n’ont pas infiltré la communauté libertaire de l’opensource. On commence à ne plus avoir confiance en rien et en personne.
Le plus étrange dans cette histoire est que Big Brother soit américain. L’Américain serait-il terrorisé par la liberté ? Ne l’accepterait-il que manipulée ? L’Amérique serait-elle, culturellement et fondamentalement, totalitaire ?
(HUITEMA, Christian, Et Dieu créa l’Internet, Eyrolles, 1995.)
Google, force du totalitarisme ?
Quand vouloir s'oppose à pouvoir
« Qui veut peut » dit M.Sarkozy. Il a bien tort. Un des enseignements que j’ai retirés de ma cohabitation avec le changement est que l’on obtient rarement ce que l’on veut d’un groupe d’hommes. Surtout lorsque cela paraît dans l’ordre des choses.
Exemple : la relation parent enfant. Il paraît logique que l’enfant garde des liens de confiance avec ses parents. Or, il suffit que ceux-ci le veuillent un peu trop pour que le contraire se produise. Pourquoi ? Parce qu’en voulant s’attacher leur enfant, les parents écrabouillent son libre arbitre. Et cela, ce n’est pas permis. De deux chose l’une. Soit il va réagir brutalement. Soit il va sortir handicapé de l’exercice, et ne va pas en être reconnaissant à ses parents. Qu’aurait-il fallu faire ? Prendre le risque de ne pas être aimé. Autrement dit laisser à l’enfant la possibilité d’exprimer sa volonté, de découvrir que ses parents ne lui ont pas été uniquement imposés par la nature, mais qu’ils ont aussi des qualités qui les rendent aimables. Ou encore, ne pas le considérer comme une chose.
Les mêmes causes produisent les mêmes effets dans la société. Il suffit qu’un dirigeant veuille faire preuve d’une autorité qui semble aller de soi pour qu’il soit l’objet d’une fronde. Nos gouvernants, pas seulement M.Sarkozy, en font l’expérience tous les jours. Diriger, c’est respecter l’autre.
la dysfonction apparaît comme la résistance du facteur humain à un comportement qu’on essaie d’obtenir mécaniquement. (Michel Crozier)

