Emission sur la longue marche. L’histoire est reconstituée a posteriori, semble-t-il.
Car, plutôt que vision géniale de Mao, il s’agit de « bruit et de fureur ». Les communistes chinois avaient une quinzaine de leaders et plusieurs armées, qui avaient choisi des routes différentes. Elles ont été bien plus préoccupées de se combattre les unes les autres que d’affronter leurs « ennemis ». Et on trouve en leur sein tout ce qui fut la Chine de Mao, l’essence même du totalitarisme, si l’on en croit Hannah Arendt : purges, et « révolution culturelle », liquidant (totalement) les intellectuels formés en URSS…
Finalement, ce qui aura fait leur succès aura été l’invasion japonaise.
(Donc les USA ? Qui en Afghanistan comme ailleurs ont l’habitude d’armer les ennemis de leurs ennemis, sans comprendre que les premiers peuvent être plus dangereux que les seconds ?)
(Une émission de In our time, de la BBC.)