Notre avenir est-il en nous ?

J’ai relayé une théorie d’Aristote, et j’ai peut-être eu tort de lui faire confiance aveuglément. 
Aristote dit que nous portons en nous le potentiel de nos transformations. Par exemple, bébé Proust avait en potentiel sa qualité d’écrivain. Autre exemple : la définition du cercle que donne les mathématiques a en potentiel une flopée de théorèmes. Le mathématicien qui les démontre ne les invente pas, il les révèle. Un de mes billets dit, autre exemple encore, que l’oiseau était en potentiel dans le dinosaure. 
Mais, est-ce tout ? Et si, comme dans mon idée de « little bangs », il n’y avait pas uniquement potentiel, mais création ? Ce serait un retour de la théorie de la génération spontanée combattue par Pasteur. Mais la création ne serait pas ex nihilo. Ce serait, comme dans le big bang, une transformation d’un existant, mais une transformation imprévisible. 

Une vie de little bangs ?

J’ai fait un grand nombre de choses dont je serais aujourd’hui incapable. Par exemple, j’ai failli avoir une ou deux fois des accidents de la circulation, et je m’en suis tiré avec un sang froid étonnant. Quant à ma carrière scolaire, c’est maintenant qu’elle me donne des cauchemars. J’échoue lamentablement à chaque fois que je la rejoue en imagination. Je souffre rétrospectivement.
De tout cela, je tire la théorie des « little bangs ». Vieille idée. Comme il y a la théorie du « big bang » qui dit qu’à l’origine de l’univers était l’ordre, qui a éclaté, notre vie serait faite de tels moments de « désorganisation ». Nous fonctionnons plus ou moins automatiquement, selon des règles inconscientes. (Ces règles sont en partie imposées par la société.) Soudain quelque-chose se produit. Il nous tire de notre léthargie. Comme dans l’accident, il est possible que la raison en soit un appel aux fonctions « supérieures » du cerveau, à la « conscience ». Dégel à la Kurt Lewin. Du coup, on découvre les règles que l’on suivait sans le savoir. Conscientes, elles deviennent inopérantes. L’ordre fait place à une forme de désordre. (Ou à un ordre d’ordre supérieur ?)
Cela expliquerait le temps. Du fait de ces bangs, il serait impossible de revenir en arrière, contrairement à ce que disent la plupart des branches de la physique. Par ailleurs, ces bangs doivent être plus ou moins synchronisés puisque nous avons tous plus ou moins l’impression de vieillir de la même façon…

(Ma théorie est un peu plus compliquée que cela. Les bangs seraient de plusieurs niveaux. Comme les bombes atomiques, il leur faudrait une masse critique, un détonateur, et boum, plus possible de reculer. Ces bangs seraient le tic tac de l’horloge.)

Théorie de la vie

Le moteur de l’évolution serait la capacité à évacuer l’énergie.

C’est ainsi qu’aurait émergé le vivant, très efficace à ce jeu. Cela découlerait du second principe de la thermodynamique. Du moins si je comprends bien les travaux d’un physicien biochimiste du MIT. (A new physics theory of life.)

The formula, based on established physics, indicates that when a group of atoms is driven by an external source of energy (like the sun or chemical fuel) and surrounded by a heat bath (like the ocean or atmosphere), it will often gradually restructure itself in order to dissipate increasingly more energy. This could mean that under certain conditions, matter inexorably acquires the key physical attribute associated with life.
Intrigant. Cependant, vue la complexité des créations, qui prennent des formes tarabiscotées, il semblerait que ce ne soit pas le seul facteur en action. Sans compter que je soupçonne qu’à un instant donné, il y a des tas d’espèces vivantes avec des capacités différentes en termes de gestion de l’énergie… A moins qu’il faille prendre le problème au niveau de l’écosystème ?… 

La thermodynamique, ultime loi de la nature ?

Agitation

Et si les scientifiques s’épuisaient pour rien à chercher à unifier les lois de la physique, avec des théories compliquées ? Et si la loi ultime était la thermodynamique, loi de l’écoulement de la chaleur, mais aussi loi de l’incertitude en ce qui concerne l’information ?

Il n’y a pas besoin d’expliquer le temps en thermodynamique : c’est le résultat naturel de sa seconde loi, de croissance de l’entropie. Apparemment la thermodynamique s’accommoderait très bien de la mécanique quantique, et serait capable de retrouver les lois de la gravitation…
Etrange, voici une idée dont les conséquences méritent certainement d’être creusées… (En tout cas, la thermodynamique est la loi physique qui semble la plus proche du changement tel que je l’étudie.)